Cinéma en ligne
Ruisseaux

Anne Ardouin
Exploration paysagère et poétique des ruisseaux tributaires de la rivière Richelieu; enquête sur les phénomènes merveilleux de ces cours d’eau qui s’écoulent à travers les champs et qui sont peu visibles des grands chemins. «Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné.» Le projet «RUISSEAUX», intégrant dessins, photographies et vidéo, proposait une exploration des cours d’eau ayant leur embouchure dans la rivière Richelieu et aux environs de Saint-Antoine-sur-Richelieu en Montérégie. Au fil de ses promenades, Anne Ardouin a découvert près de ces minuscules rivières des zones sauvages oubliées où personne ne marche jamais. À travers les saisons, elle y a observé les lumières, les transformations des végétaux, la flore merveilleuse, le ruissellement de l’eau. Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné. Ce sont des espaces de silence, dans ces abris mystérieux, sous le chaos, bien souvent, de grands arbres – et parfois non loin des maisons de banlieue ou au centre d’un grand champ. À la manière d’une recherche exploratoire et romantique, l’artiste s’est imprégnée de sensations diffuses qui se sont ancrées dans sa mémoire.
Tcikitanaw (la plus haute montagne)

Anne Ardouin
Arrivés dans l’âge adulte d’anciens adolescents atikamekw d’Opitciwan nous confient leurs rêves, leurs perceptions de la vie sur les lieux qui les inspirent dans le territoire. Tcikitanaw (la plus haute montagne) mesure le chemin parcouru par les anciens adolescents atikamekw filmés à Opitciwan, pour le film Awacak, en 1997. Tourné dans les lieux où ils se sentaient bien pour parler – sur la plus haute montagne, sur la plage Masko au nord du village, dans l’école de son enfance, à cet endroit où il aime pêcher, en forêt cherchant la force de l’aigle volant tout en haut, et au chalet de ses parents où le calme de la nature rythme le temps – cette métaphore s’inspire des lieux où reposent leurs rêves, et nous transmet leurs façons de traverser la vie, ses beautés et ses épreuves. Tcikitanaw est un film doux, enveloppé par une belle légende racontée par Jeanette Coocoo de Wemotaci et bercé par la musique de Sakay Ottawa de Manawan. * La suite, dix ans plus tard, du film Awack (passage entre l’enfance et l’âge adulte).
Ouvrir la voix

Amandine Gay
Ouvrir la voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité “femme” et “noire”. Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.
Mère de tant d’enfants

Alanis Obomsawin
Dans son premier long métrage documentaire, sorti en 1977, Alanis Obomsawin rend hommage à la place centrale des femmes et des mères dans les cultures amérindiennes. Album de témoignages féminins autochtones, le film dépeint ces cultures matriarcales fortes, auxquelles on a tenté d’imposer pendant des siècles des habitudes et coutumes étrangères. Suivant le cycle de la vie des femmes autochtones de la naissance à la vieillesse en passant par l’enfance, la puberté, l’âge adulte et la maturité, il montre comment ces femmes se sont battues pour retrouver un sentiment d’égalité, inculquer la fierté de leur culture à leurs enfants et transmettre leurs histoires aux nouvelles générations. L’histoire de Marle Williamson, une Ojibway, qui a vécu l’époque des pensionnats autochtones.
Je m’appelle Kahentiiosta

Alanis Obomsawin
L’histoire d’une jeune Mohawk de Kahnawake arrêtée au terme du conflit armé de 78 jours, la crise d’Oka en 1990. Kahentiiosta était à Kanehsatake, du début à la fin de la crise. Le film décrit ce qu’elle y a vécu, puis surtout sa comparution au tribunal parce que le Procureur général n’acceptait pas son nom mohawk et enfin sa vie et celle d’autres «warriors» au camp militaire de Farnham.
La survie de nos enfants

Alanis Obomsawin
Dans ce long métrage documentaire, la cinéaste et artiste autochtone Alanis Obomsawin démontre la détermination et la ténacité du peuple mi’gmaq de Listuguj qui désire gérer lui-même les ressources naturelles de son territoire traditionnel. La survie de nos enfants offre une perspective contemporaine sur la lutte que poursuit le peuple mi’gmaq et sur sa victoire définitive, dont le point culminant est le « Prix pour la rivière la mieux gérée » accordé à la communauté par le gouvernement même qui refusait de reconnaître ses droits traditionnels.
Sigwan

Alanis Obomsawin
Sigwan relate la touchante histoire d’une jeune fille qui trouve réconfort et conseil auprès des animaux de la forêt. Scénarisé et réalisé par l’éminente cinéaste Alanis Obomsawin, le film se penche sur les graves questions de l’exclusion et des préjugés, qui sévissent dans nombre de communautés du monde entier. Le film haute définition Sigwan est une allégorie simple et inspirante sur l’acceptation, soutenue par des images éblouissantes.
Waban-Aki: People from Where the Sun Rises

Alanis Obomsawin
Long métrage documentaire réalisé par Alanis Obomsawin, qui retourne à son village natal d’Odanak. En récoltant des témoignages d’anciens et en discutant avec des acteurs importants de la communauté, la réalisatrice dresse un portrait de son peuple, reflétant les luttes menées par les différentes nations autochtones qui habitent le territoire. Travail de mémoire et d’espoir.
Je voudrais voir la mer

Nicole Giguère
Vidéo clip sur la chanson Je voudrais voir la mer, interprétée par Sylvie Tremblay. Paroles: Michel Rivard Musique: Michel Rivard, Sylvie Tremblay, Marc Pérusse
Devenir

Hélène Bélanger-Martin
Sous la direction de la réalisatrice Hélène Bélanger-Martin, une équipe de cinéma s’est nichée dans l’atelier du peintre et sculpteur André Desjardins. Le film immortalise la naissance d’une sculpture, de l’idée à l’œuvre finale.
Émotionnisme

Hélène Bélanger-Martin
Faisant littéralement corps avec sa toile, le peintre André Desjardins se lance dans la création d’une peinture grand format. Tout commence par une poudre de pigment projetée de façon aléatoire sur le canevas. Puis, s’inspirant des formes et des textures ainsi créées, l’artiste fait naître un visage humain qui semble vouloir émerger du tableau.
Nathalie Trépanier, sculpteure d’objets oubliés

Hélène Bélanger-Martin
Brocantes, cours à scrap, fond de rivière, l’artiste Nathalie Trépanier nous entraine, avec elle, dans la recherche d’objets abandonnés qui lui serviront à créer ses sculptures. Ce périple aussi surprenant que rafraichissant culmine vers l’atelier où, patiemment, l’artiste assemble tous ces objets donnant ainsi naissance à des personnages ludiques et attachants.
La peau et les os, après

Hélène Bélanger-Martin
Documentaire percutant sur les troubles alimentaires dont on comprend mal l’ampleur stupéfiante et les causes complexes. La peau et les os – après… propose une réflexion étoffée sur ce mal-être qui frappe plus que jamais. Le film met en vedette Annie, Isabelle, Marlène, Hélène et la jeune Charlotte, 17 ans, qui ont accepté de revivre ces périodes de détresse. Un « cancer de l’âme » qui tue plus que toute autre maladie mentale.
Récits plastiques

Sylvie Laliberté
Quand la double subjectivité frappe : cela provoque une tension entre matière et forme, sensibilité et intellect. C’est la terrible menace de l’informe qui plane. Un regard de plasticienne sur la vie.
La traversée

Ève Saint-Louis
Après un an d’absence, Chantale, qui étudie désormais à Paris, décide de rentrer à Québec, chez sa mère, pour y passer les fêtes de fin d’année. Contre toute attente, son père, avec qui elle a une relation tumultueuse, propose de venir la chercher à l’aéroport de Montréal pour qu’ils fassent le chemin ensemble. Hésitant à le revoir, elle accepte tout de même sa proposition.
Facteur humain – Beauté et séduction

Yanie Dupont-Hébert
Sommes nous semblables ou différents? 13 thématiques universelles (le rire, l’éducation, la santé, la mort, la beauté, l’espace vital…) sont explorés à travers le monde.
Chanter plus fort que la mer

Guylaine Maroist
Située en bord de mer, Petite-Vallée est riche d’une matière première dont la cote est toujours à la hausse au Québec : la chanson. Dans le village, tout le monde chante. Et ce, depuis des lustres. Tout naturel qu’on a mis sur pied le Festival en chansons de Petite-Vallée, qui célébrait en 2002 son vingtième anniversaire. Chanter plus fort que la mer propose un voyage dans les racines de la musique québécoise. On plonge dans l’histoire de la famille LeBreux qui est à l’origine de l’essor musical de Petite-Vallée et de son festival. Depuis l’arrivée du violoneux Didier LeBreux au début du siècle, la musique s’est transmise de génération en génération. Malgré l’isolement et les drames de la vie, les LeBreux ont continué de chanter. Cette passion leur a fait surmonter les peines et s’est répandue dans tout le village. Aujourd’hui, le Festival en chansons de Petite-Vallée est un tremplin unique pour les jeunes auteurs, compositeurs et interprètes. On y a notamment découvert Daniel Boucher et Isabelle Boulay. Mais c’est aussi un lieu de formation et d’échanges. Dans le décor…
Les loups

Sophie Deraspe
Élie débarque sur une île de l’Atlantique Nord, et tente de s’intégrer à la communauté. Comme ils n’ont pas l’habitude des étrangers, les habitants se méfient de la touriste qui semble cacher de lourds secrets. Comme la principale source de revenus du village est la chasse aux loups marins, les insulaires croient qu’elle pourrait bien faire de l’espionnage pour une association pour la protection des animaux. Quand elle veut en apprendre davantage sur leur mode de vie et les caractéristiques de cette chasse qui est leur gagne-pain, la plupart se ferme à elle, l’incombe de regagner sa métropole et de les laisser tranquilles. Peu d’hommes peuvent introduire une meute de loups…
Vivre avec l’art… Un art de vivre

Anne-Marie Tougas
Bernard Landriault, un collectionneur d’art, filmé de l’intérieur à travers ses actions, ses réflexions, sa relation avec les œuvres et les artistes de sa collection. Il est un homme sensible, ouvert et passionné. Chez lui, chez le galeriste, au musée ou à l’atelier de l’artiste, Bernard Landriault se dévoile par petites touches, et expose sa relation vivante à l’art, sa philosophie et ses motivations. Ses choix sont guidés par l’émotion, l’intuition et la réflexion. Le collectionneur est en lien profond avec les œuvres et les artistes qu’il continue de suivre et d’appuyer. Vivre avec l’art… un art de vivre, une rencontre avec l’Art, avec ceux qui l’aiment et le font, et en filigrane, une réflexion sur le pouvoir de transformation de l’être humain par l’Art.
Les petits géants

Anaïs Barbeau-Lavalette
Maxime, Éric, Pierre-Christopher, Partheepan et Jimmy fréquentent les écoles primaires de différents quartiers défavorisés de Montréal. Avec d’autres élèves de leurs classes respectives, ils participent à l’élaboration d’un spectacle musical inspiré de l’opéra “Un bal masqué” de Verdi. De septembre à mai, ils apprendront les rudiments de la musique, du chant, de la danse ou du jeu dramatique, en plus de surmonter les exigences de la scène… et les contingences de la vie de tous les jours.
Ma fille n’est pas à vendre

Anaïs Barbeau-Lavalette
Ma fille n’est pas à vendre raconte la descente aux enfers de quatre mères dont les adolescentes sont tombées sous l’emprise d’un « amoureux » qui, peu à peu, s’est révélé être un proxénète redoutable. … Quand ces mères réalisent que leur fille est prise entre les griffes d’un proxénète, le drame frappe de plein fouet.
Sorcières comme les autres

Anaïs Barbeau-Lavalette
Les sorcières existent encore de nos jours. Afin de confronter nos peurs de jeunesse, nous sommes allés à leur rencontre. De confidences en confidences, nous ferons la connaissance de trois femmes pour qui le terme «sorcière» n’a rien de péjoratif. Loin des clichés rattachés généralement à la sorcellerie, ce documentaire nous dévoile cette spiritualité de femmes. Au fond, peut-être que dans chaque femme sommeille une sorcière… Une caméra sensible et complice dévoile à petites touches l’univers de ces sorcières comme les autres.
Buenos Aires no llores

Anaïs Barbeau-Lavalette
Buenos Aires pleure ses belles années perdues. Mais Humberto del Moral, 75 ans, n’en a pas pour autant perdu le goût de vivre. Devenu cireur de chaussures par nécessité, Humberto – «tanguero» de cœur -, continue de chanter, danser et célébrer sa ville adorée, son «querido» Buenos Aires…
Les mains du monde

Anaïs Barbeau-Lavalette
Jean-Noël, Catherine, Ernie, Francis, Yves et Léo ont un seul point commun. Leur solitude. Solitudes d’aujourd’hui, face à un monde trop grand pour eux qui ne tourne pas toujours rond, face au deuil, à la pauvreté, à la vieillesse, à la difficulté de grandir dans un monde comme celui-là, solitude face à la vie si grande qui passe si vite… Pour s’en sortir, pour se retrouver, ils se sont inventés de petits gestes. De petits gestes à eux, pour eux. Tous sont engagés socialement de façon étonnante, admirable. Tous à leur manière, ils sauvent leur peau en donnant un petit peu d’eux. Les mains du monde, ce sont celles de ces résistants silencieux qui choisissent l’entraide comme réponse aux maux d’aujourd’hui. Ce ne sont ni des saints ni des politiciens, simplement des humains. Les mains du monde est une réflexion sur le sens que l’on choisit de donner à sa vie. Et un engagement contre le désespoir contemporain.