Cinéma en ligne
Avoir plus ou être plus
Monique Crouillère
Un coopérant québécois avec sa famille au Sénégal parle de sa philosophie de vie et de sa vision du partage plutôt que de l’accumulation de biens.
Avenue zéro
Hélène Choquette
Des jeunes femmes asiatiques confinées 24 heures sur 24 dans des salons de massage dans la banlieue de Vancouver, des aides familiales dont les conditions de travail rappellent l’esclavage, de jeunes honduriens illégaux embrigadés pour la vente de drogue, des adolescentes recrutées à des fins de prostitution dans des stations de métro de Montréal ; le documentaire Avenue Zéro trace un portrait troublant du phénomène de la traite de personnes au Canada, la 3e forme de trafic internationalement reconnue après ceux des armes et de la drogue. Dans ce documentaire, victimes et témoins de premier plan nous conduisent aux confins de ce sinistre commerce. Des propos inédits livrés par de superbes images.
Grande fille!
Hélène Choquette
Ce long métrage documentaire de la cinéaste Hélène Choquette lève le voile sur le phénomène de la puberté hâtive. Contrairement à il y a quelques décennies, il n’est pas rare aujourd’hui de voir apparaitre les premiers signes pubertaires chez des fillettes dès l’âge de 9 ans. En résulte un décalage inévitable entre leur maturité physique et affective. Loin d’être une problématique marginale, la puberté hâtive est en voie de devenir une préoccupation de santé publique mondiale. Quelques suspects se trouvent déjà au banc des accusés : l’obésité et l’exposition à des perturbateurs dans l’environnement seraient-elles à blâmer?
Serpent’s lullaby
Patricia Chica
Peu de gens connaissent le nom de la femme excentrique vivant dans le manoir centenaire juste à l’extérieur de la ville. Encore moins ont vu son visage. Mais tout le monde a entendu les histoires. Rumeurs d’un jardin secret dans son jardin où ses enfants sont enterrés. Certains pensent qu’elle est simplement une mère veuve en deuil en quête de solitude. D’autres pensent qu’elle est un monstre à sang froid. Lorsque le berceau du bébé vide dans sa maison et son amour perdu deviennent trop lourds à supporter pour elle, elle prend une décision qui changera le cours de son histoire.
En attendant le printemps
Marie-Geneviève Chabot
Pendant la longue saison de l’hiver au Nord-du-Québec, Berny et ses voisins vivent au rythme tranquille des jours, à gosser du bois, se préparer pour le rallye des minounes et pêcher sur la glace. Anciens mineurs, ils ont décidé de rester dans la région malgré la fermeture des mines et le départ de leurs proches. Cet hiver du bout du monde, c’est chez eux. En attendant le printemps, c’est une histoire faite de neige, de vent, de roche et de résistance, racontée avec la poésie des vastes silences et des mots taillés à la chainsaw. C’est la rencontre d’une terre mythique, où les grands espaces abritent encore des hommes à la fois libres et solidement ancrés dans le territoire. Des hommes amochés mais magnifiquement vivants.
L’Homme de glace
Mélanie Carrier
Parfois, aux yeux de l’Homme, c’est seulement lorsqu’elle devient rare qu’une chose devient précieuse. C’est pourquoi l’Homme de glace parcourt la planète à la recherche de glaçons en provenance de glaciers en voie de disparition.
Callshop Istanbul
Hind Benchekroun
Istanbul, métropole à cheval entre l’Europe et l’Asie, a toujours été un lieu de passage pour les marchands et voyageurs du monde entier. Aujourd’hui, elle représente pour les émigrés issus d’Afrique et du Moyen-Orient une porte d’entrée vers la terre promise européenne. Réfugiés syriens et irakiens, jeunesse cosmopolite en quête d’un avenir meilleur, désillusionnés des printemps arabes, clandestins d’Afrique noire, tous se retrouvent dans un espace exigu et grouillant de vie: le callshop. Situés à tous les coins de rue, ces centres d’appel renouent les liens de l’étranger avec sa terre d’origine. Hind Benchekroun et Sami Mermer y ont capté des conversations, des confidences et des moments uniques d’émotion, qui témoignent avec force et dignité de la situation de ces migrants du 21e siècle.
Terminus
Marie-Lou Béland
Sophie fait ce qu’elle peut pour survivre dans un monde trop souvent ignoré mais bien existant…jusqu’où cette détresse la mènera-t-elle… Court métrage choc qui a pour but de sensibiliser et de dénoncer une réalité grandissante et trop souvent laisser pour compte dans notre société.
Ces hommes de passage
Nadine Beaudet
Elles sont énormes et glissent majestueusement sur le fleuve. De loin, les riverains les observent, mais ces créatures flottantes aux ponts chargés de conteneurs colorés, venus des quatre coins du monde, gardent leurs secrets. Et pourtant, une part de nous fait partie du voyage, menant à bon port les navires étrangers qui traversent nos terres. Ces hommes de passages capte par fragments poétiques la vie à bord, alors que les marins vaquent à leurs multiples occupations. Le film fait partie de l’édition 2014 du Projet 5 courts mis sur pied par l’Office national du film du Canada.
Le cosaque et la gitane
Nadine Beaudet
Régine Gabrysz et Lev Chayka font partie de ce que l’on peut appeler les «derniers des premiers» arrivants immigrants en Abitibi. Aujourd’hui, à presque 90 ans, ils se souviennent de leur enfance partagée entre l’Ukraine et l’Union soviétique, des guerres et des dictatures qui ont secoué l’histoire de l’Europe de l’Est et la leur. Mais ils se remémorent aussi leur arrivée dans ce Far North québécois bouleversant tous leurs repères. Pendant que Lev mène un combat pour faire reconnaître la présence ukrainienne en Abitibi, Régine raconte ses souvenirs: arrivée à Val-d’Or en 1952 avec son mari et trois enfants, elle a immédiatement été choisie comme maman de coeur et interprète des nombreux immigrants. À travers cette génération en train de disparaître, ce film lève le voile avec tendresse sur une partie oubliée de l’histoire du Québec.
Giselle
Céline Baril
Giselle, 72 ans, professeure d’histoire à la retraite, part à la recherche d’un souvenir impérissable: Victor, rencontré à Paris il y a plus de quarante ans. Un conte à rebours.
Nowell
Magenta Baribeau
Une jeune femme qui déteste le temps des Fêtes retourne dans sa famille pour leur donner un cadeau de Noël qui reflète bien ses convictions profondes.
Raymond Gervais – Le regard et l’écoute
Émilie Baillargeon
Portrait de l’artiste Raymond Gervais, lauréat des Prix du Gouverneur général du Canada 2014 en arts visuels et médiatiques.
Svanok (L’appel)
Jennifer Alleyn
À la mort de sa mère, un homme trouve refuge dans une maison à la campagne. Inspiré d’un rêve, Svanok offre une incursion dans le surréalisme. Un voyage dans la suspension du temps.
Je t’aime à mort
Sandra Mathieu
Mégane décide de tourner la page suite à une ancienne relation amoureuse. Mais quand le passé refait surface, elle tente le tout tout pour s’en libérer.
Le soleil brille pour tout le monde mais les hommes préfèrent les blondes
Sylvie Laliberté
Le Festival du nouveau cinéma de Montréal (FNC) (37e édition) m’a invitée à réaliser ces petites séquences vidéo afin de les disposer dans la ville : dans une station de métro, à la Grande Bibliothèque et au FNC Lab. Il fallait respecter le thème qui était le cinéma et il fallait ne pas mettre de son pour ne pas trop déranger. Ils m’ont dit qu’on vit dans un monde où il y a beaucoup trop d’images. Alors, bien sûr, j’en ai rajouté. En collaboration avec le Vidéographe, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, et la Société de transport de Montréal.
Impetus
Jennifer Alleyn
Un ingénieur (Emmanuel Schwartz) délaissé par son amoureuse, une cinéaste (Jennifer Alleyn) abandonnée par son acteur, une amie comédienne en recherche intérieure (Pascale Bussières), un musicien philosophe ayant remisé sa guitare (J. Reissner), tous ont frappé un mur. Impetus suit, de Montréal à New York, quatre individus qui entrent en collision, chacun provoquant chez l’autre un nouvel élan, un impetus libérateur. Dans une forme libre qui fait place au processus créateur, Impetus fait cohabiter documentaire et fiction, dans une ode aux possibilités qu’offrent les interstices entre le réel
LIKE IT
Jenny Cartwright
LIKE IT semble sorti d’une autre époque. Écrit, tourné et monté à la hâte – trois jours! – il met en vedette la chanteuse française Douce angoisse. Dans la banalité du quotidien, entre la banlieue et Montréal, elle promène son spleen et ses doutes. Il pleut.
Trajectoires
Jenny Cartwright
Trajectoires est une installation vidéographique hybride inspirée du cinéma documentaire. Elle illustre les parcours de sept résident.e.s de l’un des quartiers les plus multiethniques au pays, Parc-Extension, que j’ai questionné.e.s à propos des trajectoires qui les ont mené.e.s dans ce quartier qui se transforme à une vitesse fascinante, et de celles qu’ils parcourent depuis. L’œuvre pose également un regard critique sur la trajectoire du quartier et sa gentrification imminente. Quels impacts aura la construction du nouveau campus de l’Université de Montréal, grand comme 38 terrains de football, et les 10 000 personnes qui y afflueront chaque semaine sur ce quartier enclavé et sa population majoritairement immigrante? Réalisé dans le cadre de la résidence du Catalyseur d’imaginaires urbains
கோயில் (Le Temple)
Jenny Cartwright
Au nord du Sri Lanka se trouve le temple Nallur Kandaswamy, l’un des plus importants lieux de culte de la religion hindoue au pays. Détruit tour à tour par les colonisateurs néerlandais et la guerre civile, il y est toujours malgré tout et s’érige dans la petite ville de Nallur comme un symbole de la résilience du peuple tamoul. Chaque année, il est le théâtre d’un festival religieux qui s’étend sur 25 jours et attire plus de 300 000 personnes. À mi-chemin entre le documentaire ethnographique et le film expérimental, கோயில் est un essai sur l’acte d’observer et d’interpréter au cours duquel la caméra devient à la fois un personnage, un filtre, et un révélateur de la distance qui sépare le sujet et la réalisatrice.
Debouttes!
Jenny Cartwright
En 1971, les membres du Front de libération des femmes – le FLF – orchestrent un coup d’éclat pour dénoncer le système de justice sexiste et sa Loi des jurés qui stipule que seuls les hommes aisés peuvent faire partie d’un jury au Québec. Construit à partir des récits de Marjolaine Péloquin, alors membre du FLF, et de Lise Balcer, accusée d’appartenir au FLQ, d’archives et de chansons emblématiques de l’époque, Debouttes! fait vivre de l’intérieur la genèse de l’action des jurées, l’incarcération des militantes et la brève histoire du Front de libération des femmes (1969-1971) qui mènera plusieurs batailles importantes, notamment une campagne nationale en faveur de l’avortement libre et gratuit – des luttes qui résonnent encore aujourd’hui, et que les manuels d’histoire ont choisi de ne pas raconter.
La petite maison
Catherine Veaux-Logeat
La réussite de 3 jeunes mamans arrivées en détresse à la Petite Maison de la Miséricorde où l’on accueille les femmes cheffes de famille mono parentales. Une institution fondée par Sœur Rosalie.
Arrête ton cinéma!
Emmanuelle Vandycke
Des femmes et des hommes souffrant de maladie mentale participent chaque semaine à des ateliers d’improvisation et à la conception d’un film de fiction. S’investissant dans toutes les étapes de la création, ils ne s’imposent aucune limite quant à l’expression de leur imagination débridée; tout en jouant leurs personnages, ils dévoilent un peu de leurs phobies ou de leurs obsessions et expriment des réactions authentiques. Un voyage dans un monde où les frontières entre la réalité et l’imaginaire, entre la normalité et la “folie” sont floues.
R_pour ne pas céder d’un pouce
Anne-Marie Bouchard
Des enfants expliquent ce que signifie la résistance pour eux. Une équipe de roller derby s’entraîne. Le fleuve gelé fait obstacle au brise-glace. Un couple danse. La pellicule s’anime, s’abîme, s’égratigne. Des traces de VHS corrompent la communication. Des fonctionnaires attendent l’autobus. Le trafic du soir avale son lot d’êtres humains. Résister, c’est aussi raconter autrement.
