Mentorship: March 15, 2026 Cohort
Nous sommes très heureuses à Réalisatrices Équitables de vous présenter le programme de mentorat ainsi que les réalisatrices qui en bénéficient au sein de la cohorte du 15 mars 2026.
Présentation du mentorat
Il s'agit d'un maillage qui vise à mettre en relation des cinéastes émergentes issues de la diversité avec des réalisatrices d'expérience afin de favoriser le partage de connaissances, le développement professionnel et le renforcement des réseaux dans le milieu cinématographique québécois. Il y a 2 à 3 dates limites pour déposer les candidatures par année. Il offre un espace d'échange de 2 à 3 rencontres où les participantes peuvent discuter de leurs projets, poser des questions sur les réalités de l'industrie et recevoir un accompagnement adapté à leurs besoins.
Objectifs
- Favoriser le mentorat entre réalisatrices établies et cinéastes émergentes de la diversité.
- Soutenir le développement de projets en fiction, documentaire, animation ou vidéo d'art.
- Mieux faire connaître le fonctionnement du milieu cinématographique et télévisuel québécois.
- Briser l'isolement professionnel et encourager la création de réseaux de pairs.
- Contribuer à une plus grande inclusion des femmes issues de groupes sous-représentés dans l'industrie.
Durée de mentorat
Les rencontres de mentorat sont d'une durée de 1h à 1h30, offertes de manière ponctuelle ou sous forme d'un accompagnement réparti sur 2 à 3 rencontres selon les besoins des mentorées.
Résultats escomptés du mentorat
Les participantes repartent avec une meilleure compréhension des mécanismes du milieu audiovisuel québécois, des pistes concrètes pour faire avancer leur projet, une relation de mentorat significative et un réseau professionnel élargi. L'atelier vise également à renforcer leur confiance et leur capacité à naviguer dans un secteur où les obstacles à l'inclusion demeurent importants.
Présentation des 3 mentorées et de leur mentores
La réalisatrice Claudia Mejia Castillo est mentorée par Émilie Serri dans la réalisation du projet intitulé Nuit Blanche.

La réalisatrice Claudia Mejia Castillo © Claudia Mejia Castillo
Claudia Mejia Castillo
Claudia est une cinéaste Salvadorienne-Canadienne qui travaille à la croisée de la mémoire personnelle et de l'histoire politique. Ses œuvres explorent la manière dont les forces structurelles façonnent les vies privées, ainsi que la façon dont le traumatisme, la résistance et la responsabilité se transmettent. À travers un travail qui transcende les frontières et générations, elle explore la manière dont l'histoire s'inscrit dans le corps et comment la mémoire devient un geste politique.

La réalisatrice Émilie Serri © Émilie Serri
Émilie Serri
Montréalaise d’origine syrienne, Émilie Serri est cinéaste et artiste visuelle. Distribués par la société de cinéma expérimental LightCone à Paris et Funfilm à Montréal, ses films ont voyagé dans de nombreux festivals à l’international (Berlin, Paris, Copenhague, etc.) et dans des galeries d’art à travers le Canada. En 2018, elle est lauréate de la Bourse Bronfman en art contemporain. En 2021, son premier long-métrage documentaire Damascus Dreams - présenté en Première mondiale au IFFR à Rotterdam - remporte le prix de la critique internationale au FNC (FIPRESCI). En 2024, Mater, long métrage de fiction en développement, gagne le concours La Forge Québec Cinéma.
La réalisatrice Nathalie Ndejeru est mentorée par Diana Goudrouffe dans la réalisation du projet intitulé Parti sans laisser de traces.

La réalisatrice Nathalie Ndejeru © Nathalie Ndejeru
Nathalie Ndejuru
Nathalie Ndejuru (pronoms féminins) est une cinéaste émergente basée à Montréal. Elle développe actuellement son premier documentaire, Parti sans laisser de traces, un projet intime qui explore la courte vie et la mort de son frère aîné.
Après près de vingt-cinq ans à évoluer à la croisée de l’innovation et de la créativité, notamment chez Autodesk, division Média et Divertissements. Elle choisit d’orienter pleinement son parcours vers la création cinématographique.
Elle entreprend alors l’écriture de son premier projet documentaire, suit un atelier de recherche documentaire à L’Inis et poursuit une formation en scénarisation et production cinématographique à l’Université Concordia. À travers le documentaire, et éventuellement la fiction, elle souhaite explorer l’humain et les trajectoires intimes avec un regard sensible et engagé.

La réalisatrice Diana Goudrouffe © Diana Goudrouffe
Diana Goudrouffe
Diana est une cinéaste indépendante de la Guadeloupe basée à Montréal. Réalisatrice active, ses documentaires traitent de questions d’identité, d’immigration et de marginalisation. Elle utilise plusieurs formes multimédia pour raconter ses histoires.
Son tout dernier film, Ma traversée (2023), est une quête personnelle filmée sur 20 ans, qui raconte les enjeux raciaux liés à la notion de privilège blanc qui ont rythmé la vie de la réalisatrice dans trois sociétés francophones: la Guadeloupe, la France et le Québec. De sa propre histoire émerge alors un récit plus large de la colonisation, l’assimilation, l’intégration et des avantages sociaux liés à l’origine ethno-raciale ainsi que leurs impacts encore aujourd’hui.
En plus de ses projets de film, elle est aussi co- fondatrice d’une coopérative d’artiste appelée Makila.tv, dont le mandat est de connecter des artistes indépendants et de les aider à financer et exécuter leurs projets.
La réalisateurice Loa (Sarah) Toussaint-Léveillé est mentorée par Chloé Robichaud dans la réalisation du projet intitulé Doris à la fête.

La réalisatrice Loa (Sarah) Toussaint-Léveillé © Loa (Sarah) Toussaint-Léveillé
Loa (Sarah) Toussaint-Léveillé
Loa (Sarah) Toussaint-Léveillé est réalisateurice et artiste multidisciplinaire. Ayant une carrière en musique avec trois albums, dont La mort est un jardin sauvage, iel œuvre également comme auteurice et réalisateurice. Diplômé.e de L’Inis en 2023, iel explore fiction, documentaire, essai et poésie. Iel s’intéresse aux thématiques identitaires, à la santé mentale et aux liens humains. Iel signe quelques vidéoclips pour des artistes tels que le groupe Princesses, puis scénarise et réalise quelques courts-métrages dont Cher Zoscar (2024) et Un Brunch (2026). Parallèlement au développement de son prochain court métrage de fiction, iel prépare la publication de son premier livre, prévue en 2027.

La réalisatrice Chloé Robichaud © Jacob Kelly
Chloé Robichaud
Scénariste et réalisatrice, Chloé Robichaud se trouve pour une 2e année consécutive dans la sélection officielle du Festival de Cannes avec son 1er long métrage, Sarah préfère la course (2013). Son film Chef de meute (2012) était également présenté à Cannes pour la Palme d’Or du court métrage. Chloé Robichaud est aussi la créatrice de la série Féminin / Féminin qui a obtenu un fort rayonnement international. Elle poursuit ensuite avec deux long-métrages, Pays (2016), puis Les jours heureux (2023), tous deux présentés en première mondiale au TIFF. C’est d’ailleurs au TIFF qu’elle remporte le prix du meilleur court-métrage canadien avec Delphine (2019), précédemment lancé en compétition officielle au Festival de Venise. Chloé participe à la réalisation de séries télé à succès, comme Trop, et plus récemment Transplant et Law and Order Toronto Criminal Intent.
En 2025, Chloé Robichaud a présenté son plus récent long-métrage Deux femmes en or, l’adaptation de la pièce par Catherine Léger. Le film fut projeté en première mondiale et sélectionné en compétition officielle au Festival du film de Sundance 2025, où il remporte le Prix spécial du jury. La même année, au Gala Québec Cinéma, le film récolte plus de quinze nominations, dont une pour Chloé dans la catégorie Meilleure réalisation. Le long-métrage profite d’une sortie en salles en France au début de l’année 2026.


