Dames du DOC

Round Table RVQC 2026 – The Second Film: The Challenge of Career Continuity

Le premier film ouvre une porte. Le deuxième détermine si elle reste ouverte.

Réalisatrices Équitables et l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) s’associent aux Rendez-vous Québec Cinéma, pour une discussion essentielle sur cet angle mort de l’industrie : la continuité des carrières.

Un premier long métrage est un accomplissement. Passer au deuxième est souvent le véritable défi. Accès aux réseaux, mécanismes de financement, pression des résultats, réalités concrètes comme la parentalité : autant de facteurs qui fragilisent la continuité des trajectoires et ralentissent, voire interrompent, des carrières pourtant lancées.

Nous vous convions à un échange ancré dans le réel de la pratique. Anaïs Barbeau-Lavalette, Geneviève Dulude-De Celles, Katherine Jerkovic et Ayana O'Shun partageront leurs expériences, en dialogue avec Mylène Cyr, directrice générale de l’ARRQ, pour replacer ces parcours dans un contexte plus large et identifier des leviers concrets pour avancer.

Animée par Anik Salas, cette table ronde se veut à la fois éclairante et utile : comprendre ce qui freine, et repartir mieux outillé・es pour durer.

Rendez-vous Pro - Le deuxième film : Enjeu de continuité de carrière

Date : mardi 28 avril 2026
Heure : de 9h30 à 11h30
Ouverture des portes : 9h15

Lieu: Espace CNM x ADISQ

1681 rue Saint-Denis, Montréal, QC H2X 3K4

Métro Berri-UQÀM

Acheter un billet


Voir l'événement sur les RVQC
(Jour 2 - Mardi 28 avril)

Pour discuter de ce sujet important, nous aurons l’honneur d’accueillir :

La réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette © Anna Lupien

Anaïs Barbeau-Lavalette

Née d’une lignée d’artistes engagés, polyglotte, diplômée en réalisation de l’Institut national de l’image et du son (INIS) en études internationales l’Université de Montréal et en science politique et langue arabe à l’Université Birzeit, à Ramallah. Le cinéma d’Anais-Barbeau-Lavalette se déploie en diverses formes et formats. Figure de proue de sa génération, son oeuvre cinématographique a été maintes fois primée ici et à l’international dans les plus prestigieux festivals. L’engagement social, la pauvreté, l’enfance et l’adolescence dans la marge, sont quelques-uns des thèmes qui traversent ses documentaires. Parmi eux, le théâtre pour sortir de la pauvreté, (Les Petits Princes des bidonvilles, l’engagement bénévole contre le désespoir contemporain (Les Mains du monde, 2004) la vie d’enfants du monde dans la violence et la pauvreté. (Si j’avais un chapeau, 2005) l’exploitation sexuelle d’adolescentes sous l’emprise de gangs de rue (Ma fille n’est pas à vendre, 2017).

Anais-Barbeau Lavalette signe quatre longs métrages de fiction où en filigrane elle touche aux luttes sociales et aux grands conflits du monde avec un regard toujours tourné vers l’individu et la quête de sens et de beauté. Ses inspirations lui viennent souvent du terrain, c’est le cas pour Le ring (2007) un enfant rêve d’échapper à son monde en pénétrant celui des héros, d’Inch’Allah (2012), le destin de trois femmes reliées par le conflit israelo-Arabe. La déesse des mouches à feu (2020), la descente aux enfers d’une adolescente est le premier film « écoresponsable » tourné au Québec, grâce à la cinéaste. Cette expérience validée par les scientifique fera office de modèle dans l’industrie. Chien blanc (2023), tiré du roman de Romain Gary offre une réflexion sur le « white savior ». En collaboration avec Emile Proulx-Cloutier elle crée trois documentaires scéniques, où des gens racontent sur scène leur propre histoire. Vrais Mondes (2014), Pôle Sud (2016) et Pas Perdus (2022). Auteure de plusieurs livres dont quatre romans Je voudrais qu’on m’efface (2010), La femme qui fuit (2015), grand succès critique et populaire, best seller 2010-2020 et récipiendaire de plusieurs prix littéraires, Femme forêt (2021) et Femme fleuve (2022). Nommée artiste de la Paix en 2012, elle co-fonde le Mouvement environnemental Les Mères au Front en 2020. Son action face à la « négligence » politique par rapport à la crise environnementale annoncée, une énergie qui la porte au quotidien.

La réalisatrice Geneviève Dulude-De Celles © Dominic Berthiaume

Geneviève Dulude-De Celles

Après avoir poursuivi de longues études en cinéma et en photographie, Geneviève scénarise et réalise des projets cinématographiques variés (fiction, documentaire, long et court métrage). Ses expériences lui permettent de chapeauter les cinéastes dans le développement de leurs films grâce à la société de production Colonelle Films.

En 2014, le premier court métrage de fiction de Geneviève Dulude-De Celles, La coupe, remporte le prix du Meilleur court métrage international au Festival de Sundance en plus d’une douzaine d’autres prix et de sélections dans plus de 80 festivals internationaux. L’année suivante, elle sort Bienvenue à F.L., un long métrage documentaire diffusé au Festival International de Toronto et récipiendaire du prix du Meilleur espoir documentaire aux Rencontres Internationales du documentaire de Montréal ainsi que deux nominations au Canadian Screen Awards. Son premier long métrage de fiction, Une colonie, reçoit plusieurs honneurs à l'international dont l'Ours de Crystal à la Berlinale et le prix pour le Meilleur film aux Prix Écrans canadien. Elle réalise ensuite le documentaire Les jours, portant sur le cancer du sein. Son dernier film, Nina Roza, dont la sortie en salle est prévue pour cette année, se démarque également en remportant l'Ours d'argent du meilleur scénario à la Berlinale.

La réalisatrice Katherine Jerkovic © Carl Aksynczak

Katherine Jerkovic

Née au Canada d’une mère uruguayenne et un père croato-argentin, Katherine a passé son enfance en Belgique et son adolescence en Uruguay. À 18 ans, elle s’installe à Montréal pour étudier le cinéma à l’université Concordia (licence et maîtrise). Depuis, elle a réalisé plusieurs courts-métrages expérimentaux et de fiction, ainsi qu’une installation vidéo, avant de passer au long métrage. Son premier long métrage de fiction, intitulé Les Routes en février, sorti en 2018, a remporté le prix du meilleur premier long métrage canadien au Festival international du film de Toronto 20181 (TIFF). Son second long métrage, Le Coyote, a eu sa première mondiale au TIFF 2022 puis a récolté deux prix au festival de Whistler (WFF) : meilleur long métrage canadien et meilleure performance pour l’acteur Jorge Martinez Colorado. En parallèle de son travail artistique, elle a été productrice et directrice de production sur les projets de ses collègues et s’implique aussi dans plusieurs organismes et centres d’artistes autogérés. Mieux vaut éviter de lui demander d’où elle vient; la réponse serait très longue et un peu confondante. Sa patrie, c’est le cinéma.

La réalisatrice Ayana O'Shun © Ayana O'Shun

Ayana O’Shun

Réalisatrice, productrice et actrice, Ayana O’Shun développe une pratique ancrée dans le réel, attentive aux tensions qui traversent les récits contemporains. Son travail, à la fois devant et derrière la caméra, nourrit une approche incarnée de la représentation et de la direction d’acteurs. Elle s’affirme comme une voix singulière du cinéma d’auteur québécois, où les questions d’identité, de transmission et de regard prennent forme à hauteur humaine.

Son premier long métrage documentaire, Le Mythe de la femme noire, remporte le Prix Magnus Isaacson du meilleur film aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Présenté dans de nombreux festivals à travers le monde, de New York à Berlin, en passant par Toronto, Winnipeg et Stockholm, il est également en nomination pour le Prix Pierre-et-Yolande-Perrault aux Rendez-vous Québec Cinéma 2023. Sorti en salle au Québec en février 2023, il devient le documentaire ayant connu le meilleur box-office de l’année.

Avec La Fête des Pères, sorti en 2025, Ayana O’Shun poursuit son exploration des réalités intimes et collectives. Le film remporte plusieurs prix, dont ceux du meilleur documentaire au Festival international Nouveaux Regards de Guadeloupe, à l’African Diaspora Film Festival de Winnipeg et au Festival Cinestar de Guadeloupe, en plus d’une mention spéciale au Festival International du Film Panafricain de Cannes. Nommé à deux Prix Gémeaux, il entame une carrière internationale marquée par une diffusion en France, aux Caraïbes, en Afrique et en Amérique du Sud. Le film a également été acquis par un distributeur américain en vue de sa sortie aux États-Unis, et a fait sa première américaine au Santa Barbara International Film Festival en 2026, où il était présenté en compétition officielle.

Ayana O’Shun est actuellement en post-production de son premier long métrage de fiction, dont la sortie est prévue en 2026.

La directrice générale de l'ARRQ, Mylène Cyr © Mylène Cyr

Mylène Cyr

Mylène Cyr est Directrice Générale de l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) depuis 9 ans. Elle représente les intérêts professionnels, économiques, culturels, sociaux et droits moraux de tous les réalisateurs et réalisatrices du Québec qui œuvrent principalement en français dans les domaines du cinéma, de la télévision, du web, de la publicité et de l’animation. Elle a également exercé les fonctions de Directrice Générale de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) pendant 10 ans. Elle est détentrice d’une maîtrise en administration (MBA) et d’une licence en droit (LLB).

Impliquée dans le milieu culturel, elle siège actuellement sur le conseil d’administration de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) et préside le Conseil des Relations Professionnelle de Québec Cinéma et siège sur son conseil d’administration. Par le passé, elle a également siégé sur plusieurs conseils d’administration, dont celui de la Fondation des artistes, du Fonds d’investissement de la Culture et des communications (FICC), Fonds Capital Culture du Québec (FCCQ), Bureau du Cinéma et de la Télévision (BCTQ) et de la Musicians’ Rights Organisation of Canada (MROC). Elle a également agi à titre de membre fondatrice du Fonds Jean Carignan et de la Coopérative de solidarité des musiciens professionnels du Québec.

La table ronde sera animée par Anik Salas, présidente de Réalisatrices Équitables et réalisatrice.

La réalisatrice Anik Salas © Denys Desjardins

Anik Salas

Dynamique, c’est ainsi qu’on qualifie Anik Salas. Passionnée et polyvalente, elle exerce son art dans toutes ses couleurs, de la scénarisation au montage. Fiction ou documentaire, la réalisation est pour Anik Salas une prise de position, une signature qui s’incarne dans différentes formes d’expression. Bachelière en communication sociale et diplômée de l’Inis au profil réalisation, Anik tire profit de sa polyvalence pour donner un sens à tout ce qu’elle réalise. Pour son webmagazine [VRÈ], sur l’empowerment des femmes, elle scénarise et réalise chaque épisode dans lequel elle explore un nouvel enjeu de société, par des entrevues, des animations visuelles et des topos. Son court-métrage La guerre des bleuets a remporté un Gold Remi Award et a été projeté dans 12 salles au Québec et a parcouru les festivals d’Amérique et d’Europe. Son tout premier long métrage documentaire La méthode scandinave aura sa première mondiale au RVQC et sortia en salle au Québec au mois de juin.

Programmation Rendez-vous Pro

La 14e édition du RENDEZ-VOUS PRO, présenté par Québec Cinéma, en collaboration avec Téléfilm Canada, se déroule cette année du 27 au 29 avril 2026, au cœur de la 44e édition des Rendez-vous Québec Cinéma. Ce volet professionnel promet une expérience unique, réunissant talents émergents et expert·es de l'industrie autour de plusieurs activités qui célèbrent la richesse et la vitalité de notre cinéma tels que les Pitchs de séries courtes et le Grand Flirt.

Voir la programmation des Rendez-vous Pro aux RVQC 2026

Show Buttons
Hide Buttons