Cinéma en ligne
Quand les étrangers se réunissent
Marie Boti
Chaque année, des milliers de travailleuses migrantes, majoritairement philippines, entrent au Canada en tant qu’employées de maison. Laissant derrière elles conjoints et enfants, elles travailent dans l’isolement pendant des années et envoient presque tous leurs gains dans leur pays d’origine dans l’espoir qu’un jour leurs familles viendront les rejoindre. Quand des étrangers se retrouvent pose un regard sur ce qui se produit après des années de séparation et de sacrifices. Devenus de véritables étrangers, les membres de ces familles doivent entreprendre la difficile reconstruction des liens affectifs tout en s’adaptant à un milieu qui est souvent peu accueillant. Au sein de la communauté philippine du Canada, plusieurs groupes et organismes militent activement en faveur des droits et du bien-être des travailleurs migrants. C’est en grande partie grâce à ces organismes que la plupart des familles viennent à bout d’obstacles qui, de prime abord, semblent insurmontables. Tourné à Toronto, à Montréal et aux Philippines, ce portrait sincère et touchant présente trois familles sur la voie de la guérison.
Juste moi et toi
Sandrine Brodeur-Desrosiers
Eva (8 ans) et son père font un road trip Montréal-Mexique dans un immense camion 18 roues.
Les Bienveillants
Sarah Baril Gaudet
Les bienveillants s’immerge dans l’univers du centre d’écoute téléphonique Tel-Aide Montréal, en suivant un groupe de futurs bénévoles qui apprennent l’art de l’écoute empathique. À travers un traitement intimiste, le film cherche à rappeler l’importance de la présence d’oreilles vigilantes dans une société où la solitude est omniprésente.
Voir les avions tomber
Jeanne Leblanc
“La beauté n’est que le commencement de l’horreur”. Une incursion dans les rêves d’un père et de sa fille.
Au crépuscule
Miryam Charles
Lors d’une sortie de classe en forêt, Charlotte est confrontée à ses démons intérieurs. S’aventurant seule dans les bois glacés, loin de la pression du groupe et de l’obligation de se nourrir, Charlotte devra malgré elle affronter sa plus grande bataille, celle contre son trouble alimentaire.
Guillaume
Carole Laganière
Lorsque Guillaume est né, son espérance de vie était de quatre jours. Il a aujourd’hui huit ans et son coeur ne tiendra plus encore très longtemps. Son autisme et son amour de la musique font de Guillaume un être d’exception, qui a une intense soif de vivre. Comme s’il savait que chaque instant pouvait être le dernier. Réalisé dans le cadre du projet Urgence.
Territoire Ishkueu Territoire Femme
Claude Hamel
Huit femmes conteuses, auteures et poètes en prestation au Festival de contes et légendes Atalukan, à Mashtueiatsh (Pointe-Bleue) au Québec. Virginia Pésémapéo Bordeleau raconte la genèse de son rapport à l’Ourse; ses oeuvres illuminent le documentaire. Joséphine Bacon et Natasha Kanapé Fontaine nous livrent leur vision du monde alors que Marie-Andrée Gill livre des poèmes d’une force brute. Sonia Robertson, directrice du festival, Alice Germain, guide d’aventure et Telesh Bégin, chamane, font découvrir leur territoire tandis que Kathia Rock offre de magnifique chants en Innu et en français.
Fuir
Carole Laganière
Fuir est tourné dans une maison pour femmes victimes de violence conjugale. C’est un film qui témoigne du courage de femmes qui pour la plupart témoignent à visage découvert. C’est une chronique avec ses hauts et ses bas, ses moments dramatiques et heureux, et au centre de laquelle se trouvent résidentes et intervenantes. L’action de Fuir se déroule sur plus de trois mois et nomme les blessures immenses des femmes violentées et la grande générosité de celles qui tentent de les réparer.
Les marchés de Londres (1969-1996)
Mireille Dansereau
L’histoire de deux personnages que l’on entend, mais ne voit jamais. Comme un vieux manuscrit caché au fond d’un tiroir, le film commence alors qu’une jeune étudiante filme les Marchés de Londres en 1969. 25 ans plus tard, elle invite un homme à visionner le film qui parle de sa jeunesse. Le couple dialogue sur les images de l’époque, un amour naissant se développe alors que le film prend fin. Comme une poupée russe, le film a plusieurs niveaux : la femme qui parle de son passé, le couple qui commente les images et le film lui-même.
Summer with Hope
Sadaf Foroughi
Apprenti nageur, Omid (dont le prénom signifie «espoir» en Persan), sa mère Leili et son oncle Saadi ont chacun placé tous leurs espoirs d’avenir dans la participation du jeune homme à une compétition de natation. Mais au fur et à mesure que les jours et les heures précédant l’échéance s’égrènent, les conséquences d’un possible échec leur apparaissent de plus en plus tangibles – et pèsent lourd sur les épaules d’Omid, qui refuse de porter une telle responsabilité. Alors que, par jalousie, leur communauté s’emploie à éroder progressivement leur façade familiale, en quête de la moindre faiblesse, la famille elle-même commence à s’effriter comme du sable face à la marée montante.
Laissez-nous raconter
Kim O’Bomsawin
Les 11 premiers peuples au Québec et Labrador – Abénaki, Anishnabe, Atikamekw, Cri, Innu, Inuit, Kanien’kehá:ka (Mohawk), Mi’gmaq, Naskapi, Wendat et Wolastoqiyik (Malecite) – nous racontent, à leur manière et de leur point de vue, leurs visions du monde, leurs valeurs et modes de vie, leurs spiritualités, leurs mythes et légendes, leurs blessures et leurs espoirs. Pour ainsi enrichir le récit collectif, décoloniser l’Histoire et contribuer à l’avenir de la Terre-Mère. Épisode 1: Le territoire Épisode 2: L’identité Épisode 3: La spiritualité Épisode 4: La réparation
Minokin: réparer notre justice
Kim O’Bomsawin
Dans leur lutte contre le crime, certaines communautés autochtones au Québec cherchent à restaurer une ancienne pratique judiciaire: l’exil. En mars 2017, le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni a expulsé de sa communauté un homme accusé de trafic de drogue. Ce dernier est banni de sa communauté jusqu’à ce qu’il reçoive sa sentence. C’est un phénomène pancanadien. Plus récemment, Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines en Saskatchewan, a déclaré que dix Premières nations de sa province avaient expulsé certains individus de leur territoire pour des raisons similaires. La pratique, dit-il, est en train d’être adoptée partout au Canada. «Le bannissement n’est pas nouveau», dit-il sur les ondes de Radio-Canada. « Pendant des siècles, bien avant qu’un gouvernement n’ait mis le pied sur ces terres ancestrales, il y avait l’exil. » Mais la réapparition en temps moderne de cette pratique traditionnelle n’est qu’un élément d’un mouvement plus large cherchant à transformer la justice dans les communautés autochtones. Partout au pays, chefs, ainés et conseils repensent le système juridique en fonction des valeurs, des traditions et des…
