Cinéma en ligne
Je m’appelle Kahentiiosta
Alanis Obomsawin
L’histoire d’une jeune Mohawk de Kahnawake arrêtée au terme du conflit armé de 78 jours, la crise d’Oka en 1990. Kahentiiosta était à Kanehsatake, du début à la fin de la crise. Le film décrit ce qu’elle y a vécu, puis surtout sa comparution au tribunal parce que le Procureur général n’acceptait pas son nom mohawk et enfin sa vie et celle d’autres «warriors» au camp militaire de Farnham.
Mère de tant d’enfants
Alanis Obomsawin
Dans son premier long métrage documentaire, sorti en 1977, Alanis Obomsawin rend hommage à la place centrale des femmes et des mères dans les cultures amérindiennes. Album de témoignages féminins autochtones, le film dépeint ces cultures matriarcales fortes, auxquelles on a tenté d’imposer pendant des siècles des habitudes et coutumes étrangères. Suivant le cycle de la vie des femmes autochtones de la naissance à la vieillesse en passant par l’enfance, la puberté, l’âge adulte et la maturité, il montre comment ces femmes se sont battues pour retrouver un sentiment d’égalité, inculquer la fierté de leur culture à leurs enfants et transmettre leurs histoires aux nouvelles générations. L’histoire de Marle Williamson, une Ojibway, qui a vécu l’époque des pensionnats autochtones.
Ouvrir la voix
Amandine Gay
Ouvrir la voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité “femme” et “noire”. Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.
Ruisseaux
Anne Ardouin
Exploration paysagère et poétique des ruisseaux tributaires de la rivière Richelieu; enquête sur les phénomènes merveilleux de ces cours d’eau qui s’écoulent à travers les champs et qui sont peu visibles des grands chemins. «Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné.» Le projet «RUISSEAUX», intégrant dessins, photographies et vidéo, proposait une exploration des cours d’eau ayant leur embouchure dans la rivière Richelieu et aux environs de Saint-Antoine-sur-Richelieu en Montérégie. Au fil de ses promenades, Anne Ardouin a découvert près de ces minuscules rivières des zones sauvages oubliées où personne ne marche jamais. À travers les saisons, elle y a observé les lumières, les transformations des végétaux, la flore merveilleuse, le ruissellement de l’eau. Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné. Ce sont des espaces de silence, dans ces abris mystérieux, sous le chaos, bien souvent, de grands arbres – et parfois non loin des maisons de banlieue ou au centre d’un grand champ. À la manière d’une recherche exploratoire et romantique, l’artiste s’est imprégnée de sensations diffuses qui se sont ancrées dans sa mémoire.
Tcikitanaw (la plus haute montagne)
Anne Ardouin
Arrivés dans l’âge adulte d’anciens adolescents atikamekw d’Opitciwan nous confient leurs rêves, leurs perceptions de la vie sur les lieux qui les inspirent dans le territoire. Tcikitanaw (la plus haute montagne) mesure le chemin parcouru par les anciens adolescents atikamekw filmés à Opitciwan, pour le film Awacak, en 1997. Tourné dans les lieux où ils se sentaient bien pour parler – sur la plus haute montagne, sur la plage Masko au nord du village, dans l’école de son enfance, à cet endroit où il aime pêcher, en forêt cherchant la force de l’aigle volant tout en haut, et au chalet de ses parents où le calme de la nature rythme le temps – cette métaphore s’inspire des lieux où reposent leurs rêves, et nous transmet leurs façons de traverser la vie, ses beautés et ses épreuves. Tcikitanaw est un film doux, enveloppé par une belle légende racontée par Jeanette Coocoo de Wemotaci et bercé par la musique de Sakay Ottawa de Manawan. * La suite, dix ans plus tard, du film Awack (passage entre l’enfance et l’âge adulte).
Une rivière imaginaire
Anne Ardouin
«Faut marcher dans le bois ma chère, pis penser, s’imaginer qu’il y a quelque chose au pied de cette montagne-là, ou l’autre bord de la montagne. Faut y aller voir si c’est vrai ou non. Faut quasiment se conter des menteries nous autres-mêmes.» Roméo Céré, prospecteur «Une rivière imaginaire» est le premier documentaire d’Anne Ardouin. Jean-Claude Labrecque a signé les images magnifiques. Ce projet explore le thème de la prospection minière en Abitibi et à Chibougamau. Les prospecteurs ayant une connaissance autodidacte se confrontent aux théories des géologues; ils ont cependant les mêmes objectifs : trouver les indices d’un dépôt de minerai pouvant éventuellement conduire à la création d’une exploitation minière. Le film relate les grandes étapes de ce processus et met en évidence les théories et l’imaginaire de ces chercheurs et leurs liens au territoire. S’inscrivant dans les enjeux portant sur le rôle des régions, des ressources et des paysages, le film apporte un regard particulier sur ces phénomènes.
Tandava
Anne Barth
Une danse, mouvement de destruction et de création, un chemin vers la délivrance.
Le temps de l’avant
Anne Claire Poirier
À l’occasion d’une grossesse non désirée, un couple très lié affronte son premier conflit grave et deux femmes découvrent la terrible solitude qui est la leur, en face des problèmes de la contraception et de l’avortement. À la fois recherche en profondeur sur cette question très controversée et reconstitution du drame intérieur de la femme, Le Temps de l’avant met en cause la possibilité pour la femme de donner la vie dans un monde qui n’y invite plus.
Les ludions
Anne Claire Poirier
«Nous avons la chance d’être nos maîtres, de pouvoir créer de nouvelles formes et de nous situer, pour ainsi dire, à l’avant-garde.» Ainsi s’expriment les élèves de l’École nationale de théâtre que dirige monsieur Jean Gascon. Tourné en grande partie à Stratford, Ontario, ce film permet de suivre le travail accompli par les étudiants.
Sylvie à l’école
Carole Laganière
Sylvie Giroux n’a pas eu d’enfants. Mais à tous les ans, de septembre à juin, sa vie s’enrichit d’une dizaine d’adolescents de 16 à 21 ans. Des jeunes autistes, des jeunes qui souffrent d’anxiété sévère ou de déficience intellectuelle. Sylvie est l’enseignante de cette classe un peu particulière qui la comble de bonheur.
Le pays interdit
Danièle Lacourse
Au cœur de la famine de 1984-1985, le gouvernement éthiopien dépensait un million de dollars par jour pour faire la guerre dans sa province du nord, l’Érythrée. Pourtant, selon l’ONU, deux jours de dépenses militaires auraient suffi à arrêter la désertification de l’Éthiopie. Tourné de 1985 à 1989, ce film retrace les racines du conflit et ses conséquences terribles pour les populations civiles. Une poétesse musulmane et un médecin érythréen parlent de leur combat pour la paix et pour vaincre les mentalités séculaires qui freinent la réalisation de leurs droits et libertés. Au-delà du conflit, Mamazeinab et Assefaw Tekeste nous laissent entrevoir une société différente, avec des projets innovateurs en matière de santé, d’éducation, de droits des femmes et de protection de l’enviuronnement : des signes fragiles mais qui rendent l’espoir possible.
Jordan Matter in Montreal
Elisabeth Desbiens
Le photographe Jordan Matter en création artistique en hiver à Montréal.
Dabla! Excision – Cessez l’excision
Erica Pomerance
La mutilation génitale féminine est toujours pratiquée dans 26 pays d’Afrique où, chaque année, deux millions de fillettes subissent l’excision ou l’infibulation. Or, cette tragédie ne concerne pas que l’Afrique. De nombreuses femmes mutilées demandent l’asile politique en Occident pour protéger leurs propres filles du même sort.Tourné principalement en Afrique de l’Ouest et au Québec, Dabla! Excision – Cessez l’excision raconte l’histoire de quelques femmes africaines et québécoises qui mènent une lutte courageuse pour abolir ces pratiques dont le but ultime est le contrôle de la sexualité féminine.
Là où je dors – Luan
Eza Paventi
Portraits documentaires d’enfants de la francophonie à travers le monde. Luan habite dans un appartement en plein cœur de Montréal, avec son père, sa mère, et son grand-frère. Elle a une toute petite chambre très colorée et un lit superposé. Elle adore faire de la musique et s’amuser avec ses amis.
Gordon Sheppard ou l’art de bien mourir
Francine Pelletier
Le film explore la dernière année de vie de l’artiste montréalais Gordon Sheppard, déterminé à faire de son “passage” une oeuvre d’art. Gordon Sheppard s’est d’abord fait remarquer par son film The Most (1962) sur Hugh Heffner, le créateur de Playboy, puis par le long métrage Eliza’s Horoscope (1974). Il a également publié Ha! A Self Murder Mystery (2003), ouvrage photographique monumental sur le suicide de l’écrivain Hubert Aquin.
Monsieur
Francine Pelletier
Documentaire sur l’ex-Premier ministre du Québec, Jacques Parizeau. Jacques Parizeau est un aristocrate dans un pays qui n’en compte pas. Un homme que certains aiment pour sa détermination et que d’autres détestent pour les mêmes raisons. Un homme qui ne laisse pas indifférent. Ce documentaire est une invitation à découvrir l’homme plutôt que le politicien, l’amoureux plutôt que l’économiste, celui pour qui le destin a quelque peu basculé un certain soir d’octobre 1995.
Les mercredis de Rose
Guylaine Dionne
Tous les mercredis, Rose se rend faire le ménage chez un client qu’elle ne croise jamais et dont elle découvre peu à peu l’univers, s’en imprégnant tant et si bien qu’elle développe avec celui-ci une véritable relation amoureuse pleine de sensualité, de fantaisie et d’espoir inassouvi.
Les Histoires oubliées – La mémoire des lieux
Guylaine Dionne
Comme son titre l’indique, cette série souhaite faire revivre des événements ou des personnages qu’on ne retrouve pas, pour la plupart, dans les livres d’histoire. Ces faits et ces individus ont malgré tout marqué les esprits à une certaine époque et méritent d’être rappelés à la mémoire des gens aujourd’hui. Guylaine Dionne a réalisé entre autres le documentaire La mémoire des lieux: on se remémore la vie au quotidien du Sanatorium du Lac Édouard; la vie des malades et du personnel soignant. Louis Caron: L’enfant des iles : une incursion dans la vie et l’œuvre de l’écrivain Louis Caron, on attachement pour les iles de Sorel et leur présence dans son œuvre. * Réalisation de 4 épisodes
Jess Goes West
Guylaine Dionne
Une traversée du Canada avec Jessica Vigneault. En route pour Banff on s’arrête chez sa grand-mère maternelle à Souris au Manitoba et on souligne l’importance de la langue française dans les provinces canadiennes.
Îles d’inspiration
Guylaine Dionne
Une relation singulière entre une étendue de terre entourée d’eau et un homme. Entre une vie particulière permettant de laisser libre cours à l’imaginaire d’artistes, de créateurs ou d’auteurs pour lesquels les mots, les dessins, les peintures semblent enfin avoir trouvé un refuge.
Les rêves secrets des Tarahumaras
Guylaine Dionne
Une odyssée au cœur de la terre Tarahumaras. Les traditions culturelles qui animent encore aujourd’hui cette population oubliée au milieu des montagnes du nord du Mexique.
Les frissons d’Agathe
Guylaine Dionne
Avec sensibilité et humour, quelques moments de la vie d’Agathe qui passe peu à peu de l’enfance à l’adolescence.
Autour de Maïr
Hejer Charf
Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes. Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir à Montréal, en 1978, Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient publiés, lus, enseignés, traduits. Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.Interviennent dans le documentaire, entre autres: Hélène Monette, Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Gloria Escomel, Liliane Kandel, Wassyla Tamzali, Benoîte Groult, … Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.
