Cinéma en ligne
Le corps dans tous ses états
Sophie Bissonnette
Six brefs documentaires sur le thème du corps, tantôt drôles, tantôt dramatiques, mais tous étonnants, qui abordent la beauté, la différence, l’exclusion, les transformations liées à l’âge ou aux changements de vie, et qui interrogent: comment habiter son corps et s’accepter? Six court métrages créés dans le cadre d’un projet d’art communautaire initié par la cinéaste Sophie Bissonnette en collaboration avec le Y des femmes de Montréal, avec la participation de six femmes de 50 ans et plus qui ont écrit un récit de vie et collaboré à la création des oeuvres sur le thème du corps, intitulées: Le corps sacré Lettre à mes yeux Esquisse d’un corps libre Transformations au fil des ans La petite fille et l’arbre Le secret de Carmel Ces brefs documentaires sur le thème du corps, tantôt drôles, tantôt dramatiques, mais tous étonnants, abordent la beauté, la différence, l’exclusion, les transformations liées à l’âge ou aux changements de vie, et interrogent: Comment habiter son corps et s’accepter? Créés à partir des récits de Marilyn Beaucage, Carmel Eveline Cornet, Ginette Goulet, Élise Laforest, Meggie Madore et…
Madeleine Parent, tisserande de solidarités
Sophie Bissonnette
Une biographie de Madeleine Parent qui retrace, avec elle, sa vie de militante, notamment à travers les luttes syndicales qu’elle a menées dans les années 1940 dans l’industrie du textile ainsi que sa confrontation légendaire avec le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis. Figure historique marquante au Québec et au Canada, Madeleine Parent est une femme d’extraordinaires conviction et détermination, ainsi qu’une fine stratège, qui a mobilisé les ouvrières au bas de l’échelle sur plusieurs décennies. Acclamée par les uns, honnie par les autres, cette visionnaire syndicaliste et féministe a été à l’avant-garde de tous les combats tant pour soutenir les femmes autochtones et les femmes immigrées que pour dénoncer les injustices liées à la mondialisation.
Partition pour voix de femmes
Sophie Bissonnette
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, à l’invitation de la Fédération des femmes du Québec, des millions de femmes du monde entier descendent dans la rue en l’an 2000, de façon concertée, pour dénoncer et éliminer la pauvreté et la violence faite aux femmes. Le film nous invite à découvrir les projets porteurs d’espoir élaborés par les femmes à travers la planète contre la pauvreté et la violence faite aux femmes : la dénonciation de l’excision au Sénégal, un cirque australien pour les survivantes d’abus sexuel, des tribunaux alternatifs féminins en Inde, une école de leadership pour les femmes autochtones en Équateur et un organisme de défense des assistées sociales aux États-Unis. Oeuvre chorale où les femmes se répondent à travers la planète, réalisée en collaboration avec des femmes cinéastes des 5 continents et avec des équipes dans une quinzaine de pays, le film nous amène à revivre les moments forts des manifestations et les actions des femmes pour transformer le monde.
Près de nous
Sophie Bissonnette
Célébration de la naissance et de la force des femmes, PRES DE NOUS ouvre les portes d’une maison de naissance pour y découvrir l’approche et la pratique des sages-femmes au Québec. Tourné en 1995 à la Maison de naissance Côte-des-Neiges à Montréal, avec l’équipe de sages-femmes dont Isabelle Brabant, le film fait vivre, sur une période d’un an, l’accompagnement des sages-femmes avec des femmes enceintes et leur famille tout au long de la grossesse et de l’accouchement. À travers des séquences d’une grande intimité prises sur le vif, que ce soit les rencontres prénatales individuelles ou en groupe, ou encore les réunions d’équipe, on découvre le travail et les préoccupations des sages-femmes, ainsi que les craintes et les espoirs des futurs parents. Enfin, on assiste aux accouchements et aux premiers instants d’émerveillement au contact d’un nouveau-né.
’49 – un souffle de colère
Sophie Bissonnette
Les mineurs d’amiante des régions d’Asbestos et de Thetford Mines, ainsi que leur famille, racontent en leurs mots l’histoire de la grève de 1949. Durement réprimée par le gouvernement Duplessis et sa police provinciale au service du capital américain, la grève de l’amiante a alors mobilisé le Québec tout entier et est considérée comme un point tournant de l’histoire du Québec. Par l’authenticité des personnages et les images d’archives percutantes, le film témoigne autant de l’élan de dignité des travailleurs que du prix à payer alors que la police intervient très violemment et procède à des centaines d’arrestations. Des drames qui ont profondément marqué les individus et déchiré les communautés dans ces années de « la grande noirceur » au Québec.
L’amour… À quel prix?
Sophie Bissonnette
Un bilan troublant des rapports amoureux et économiques entre les hommes et les femmes à la fin des années 1980 alors que le contrat social entre les sexes a éclaté. Des femmes chefs de famille racontent le réveil brutal qui suit le départ du prince charmant et les difficultés auxquelles elles sont confrontées pour acquérir leur autonomie économique et sortir de la pauvreté par le biais du marché du travail ou de l’aide sociale. Alors qu’on assiste à une féminisation de la pauvreté, le film démontre comment la dépendance économique et affective des femmes à l’intérieur du mariage et de la famille les mène à la pauvreté, mais révèle aussi à quel point cette dépendance est inscrite au cœur même des structures sociales et économiques, et comment la culture dominante y contribue.
Quel numéro, what number? ou le travail automatisé
Sophie Bissonnette
Le film déconstruit les promesses de la “révolution informatique” des années 1980 en plaçant les humains plutôt que les machines au coeur du sujet. Des travailleuses du secteur des services – secrétaires, téléphonistes, caissières et employées des Postes – témoignent de l’impact des changements technologiques sur leur travail avec lucidité, humour et émotion, en chantant et même en jouant des scènes de travail. En cédant la parole aux dépossédées de l’informatisation, le film sert de révélateur des conditions de travail : la perte de contrôle sur l’organisation du travail, la productivité à tout prix, la déshumanisation, la fragmentation des tâches, la surcharge mentale qui se traduit en problèmes de santé, les nouvelles formes de surveillance électronique et bien sûr les pertes d’emploi.
Une histoire de femmes
Sophie Bissonnette
Joyce Rock
La grève des travailleurs des mines de nickel de la multinationale INCO à Sudbury en 1978-79 est un jalon de l’histoire ouvrière au Canada. Les cinéastes ont choisi de suivre ce conflit d’une durée de 9 mois du point de vue des femmes des grévistes qui s’organisent en comité d’appui à la grève. Tourné au cœur des familles ouvrières, le film documente au quotidien l’implication des femmes dans la grève : les activités pour soutenir les familles, les lignes de piquetage, les prises de conscience et les débats parfois houleux avec le syndicat ou leurs maris. Ensemble, les femmes de Sudbury découvrent l’emprise de la compagnie sur leur vie personnelle et sur la vie collective, remettant en question leur rôle domestique traditionnel et découvrant leur propre pouvoir.
Vu par hasard – Pierre Leblanc
Suzanne Guy
Série documentaire sur l’art public à travers le Québec et ses artistes et leur démarche. De Marc-Aurèle Fortin à Vaillancourt en passant par Miron.
Sur les étages
Sylvie Groulx
Sur les étages propose un regard actuel et de l’intérieur sur la profession infirmière, en mettant en lumière l’art du soin, cette pratique vieille comme le monde qu’aucune technologie ne saura jamais remplacer. Construit autour de Sissy Ramos, jeune infirmière passionnée exerçant sur les divers étages d’un hôpital, le film trace le portrait multiple – et en pleine mutation – d’un métier dont le coeur restera toujours la relation entre soignante et patient.
La classe de madame Lise
Sylvie Groulx
Ils s’appellent Rafik, Solace, Rahat, Jessica et Adonay. Ils ont six ans, ils habitent Parc Extension, un quartier multi-ethnique au cœur de Montréal. Ce sont les élèves de Madame Lise. Pendant toute une année scolaire, la réalisatrice Sylvie Groulx dresse le portrait de cette classe de première année, avec en son cœur la maîtresse, qui se trouve être aussi interprète, intervenante sociale, marraine et agent de liaison auprès des parents et de la communauté.
Les choses de ma vie
Yanie Dupont-Hébert
Ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas s’additionnent…
Facteur humain – Beauté et séduction
Yanie Dupont-Hébert
Sommes nous semblables ou différents? 13 thématiques universelles (le rire, l’éducation, la santé, la mort, la beauté, l’espace vital…) sont explorés à travers le monde.
Toit & moi
Yanie Dupont-Hébert
Documentaire socio-ethnologique. Quel est le rapport que l’homme entretien avec sa maison.
L’impossible été de Jules
Marie-Julie Dallaire
Tourné à Montréal sur une période de quatre mois (de mai à septembre 2020), L’impossible été de Jules suit l’évolution de la relation de la réalisatrice et de son fils de 19 ans, à travers une quinzaine de discussions redondantes sur l’importance — ou l’impossibilité, selon le point de vue — de suivre les consignes sanitaires imposées par la pandémie. Ce film fait partie de la collection La courbe : des histoires de distanciation sociale qui nous rapprochent. Cliquez ici pour en voir plus.
Les femmes me touchent
Nicole Giguère
Un film musical sur une chanson des Folles Alliées. Sur une chanson de Jocelyne Corbeil et de Christine Boilat, illustration des insultes inadmissibles faites au corps et à l’intellect féminins : harcèlement sexuel, publicité et vidéoclips sexistes, pornographie, violence conjugale, viol.
Painted Landscapes of the Times – A Film About Sue Coe
Helene Klodawsky
À ce jour, Sue Coe continue de choquer et d’informer l’establishment artistique avec ses représentations graphiques du monde qui l’entoure. Ce film énergique et émouvant présente l’art passionné de Coe et explore sa vision. Réalisé au début de sa carrière, il reste le seul film sur son travail. Dans la tradition de Käthe Kollwitz, George Grosz et Otto Dix, le journalisme visuel de Coe a une forte poussée idéologique qui identifie et traite les aberrations de notre société. Avec une précision féroce, Coe découvre la violence de base inhérente à une gamme de problèmes politiques et sociaux – de l’apartheid et de l’industrie de l’armement au viol et à la gentrification. Pourtant, comme le révèle le film dans un échange animé entre l’artiste et les jeunes, le travail de Coe est accessible à tous. Painted Landscapes of the Times présente l’une des œuvres les plus mémorables de Coe; “Une femme entre dans un bar – est violée par quatre hommes sur la table de billard – pendant que 20 regardent”. Exposée pour la première fois à la P.P.O.W. Gallery en…
L’impôt, et tout et tout
Anne Claire Poirier
Court métrage de fiction fait à partir du film L’Impôt, et tout et tout (Parties I, II, III, IV), réalisé au début de 1969. Mettant en vedette les humoristes Yvon Deschamps et Clémence Desrochers, il tente de démontrer au public comment remplir son formulaire d’impôt au moment de sa déclaration de revenus.
Migrants of the Dunes
Erica Pomerance
L’ensablement des terres agricoles causé par le changement climatique menace la survie du peuple Dogon qui vit dans la région de la Falaise de Bandiagara au Mali. Les familles abandonnent peu à peu leurs villages et leur mode de vie ancestral à la recherche de terres dans la plaine du Séno. L’instabilité économique et politique croissante provoque également l’exode de jeunes hommes qui travaillaient autrefois dans le tourisme et l’artisanat, et qui laissent derrière eux femmes et enfants pour trouver du travail ailleurs. Mais ceux qui restent mènent le combat pour récupérer leurs champs, pâturages et cours d’eau si essentiels à l’agriculture de subsistance. Migrants des Dunes dans le second d’une trilogie documentaire sur le thème du changement climatique en Pays Dogon de la cinéaste Erica Pomerance. Il a remporté le prix UPA du développement durable au Festival du film Vues d’Afrique 2017.
L’agriculture
Alanis Obomsawin
Série de courtes présentations des pratiques agricoles appliquées par les résidents de la nation líl̓’wate, près de Mount Currie, en Colombie-Britannique, qui illustrent la fertilité de leur territoire et leurs liens profonds à la terre. Ce court métrage fait parte de la série L’il’wata. Au début des années 1970, au tout début de sa carrière de documentariste, Alanis Obomsawin a visité la nation líl̓’wate, une Première Nation salish de l’intérieur de la Colombie-Britannique, et a créé une série de courts métrages où des Autochtones parlent de la culture, des histoires et du savoir-faire des Lil’wats.
L’appel à l’orignal
Alanis Obomsawin
Les aînés Mariane et Athanas Jacob – de la communauté attikamek de Manawan – nous livrent les secrets de l’appel à l’orignal au moyen d’un cornet d’écorce. Ce magnifique cornet est un outil vital pour attirer l’orignal, un animal essentiel dans leur culture et leur communauté. Ce court métrage fait partie de la série Manawan réalisée par Alanis Obomsawin.
La petite fille d’avant
Hind Benchekroun
Enfant, Hind n’appréciait guère les chansons de la diva du monde arabe, Oum Kalthoum, que sa mère faisait jouer sans cesse sur le tourne-disque familial. Après 15 années vécues à Montréal, elle retourne dans son pays d’origine, le Maroc, et entreprend un dialogue avec des personnages clés, sa mère et sa cousine, deux femmes de générations différentes qui ont façonné son identité.
Sous la peur
Lise Bonenfant
Qu’est-ce qui se cache sous la peur des hommes qui ont développé des comportements violents? Voilà la question que Lise Bonenfant s’est posée tout au long de la réalisation de ce documentaire. Sous la peur répond à cette question. D’abord par les personnes porteuses qui témoignent dans ce documentaire et puis, bien malgré elle, par sa parole. En effet, à son insu, une voix s’est imposée. Persistante. Cette voix, c’est la sienne. Elle y résiste, elle ne veut pas se dévoiler, elle ne veut pas montrer sa souffrance, et finalement elle prend la parole. Un guide d’animation accompagne la vidéo.
La rivière sans repos
Marie-Hélène Cousineau
Kuujjuaq, Nunavik dans les années 1940. Surprise par la perte de son innocence, la jeune Inuk Elsa tire son courage de sa terre ardue pour devenir une femme aussi forte et indépendante que la rivière qui traverse le territoire. Évoluant entre les normes établies par les colonisateurs, la réalité vivante de sa propre famille, la qualité d’une relation qui n’est pas correcte pour elle et la révolte de son fils adolescent, le destin d’Elsa suit le cours venteux de la rivière indomptable qui accompagne chaque étape de sa vie. Adapté du roman “La rivière sans repos” de Gabrielle Roy.
