Cinéma en ligne
Brandy
Cassandre Émanuel
Un été, Léonie et Laurence s’échouent dans les champs, sur les routes, les quais et les plages de leur Bas-du-Fleuve natal. Ensemble, elles passent des questionnements à deux sous aux théories du cosmos.
Dans un rectangle absolu, le printemps
Sarah Seené
”Au Québec et comme partout sur la planète, le printemps 2020 fût étrangement marqué par la pandémie de Covid-19 et le confinement. J’ai alors décidé de mettre à profit ce temps singulier pour mettre en images le bouleversement de la renaissance saisonnière sous forme d’un court film d’animation réalisé avec mon scanner, des fleurs glanées dans mon quartier et des objets de mon quotidien. La surface de numérisation rectangulaire du numériseur, comme un symbole du confinement entre nos quatre murs, demeure l’unique décor de ce film. Ce projet est le fruit de nombreuses expérimentations réalisées entre mai et décembre 2020, visant à pousser mon travail artistique hors de ses sentiers battus, m’amenant à explorer pour la première fois l’animation image par image et à m’éloigner momentanément de l’analogique pour me tourner vers une pratique numérique.”
Le spectre visible
Sarah Seené
La foudre désigne la combinaison du tonnerre et de l’intense rayonnement électromagnétique dont les composantes se situent dans la partie visible du spectre. Aussi imprévisible que soudain, ce phénomène naturel laisse des traces chez celles et ceux qui en font la singulière expérience. Le spectre visible tisse le portrait de cinq personnes dont on ne peut pas dire qu’elles ont été foudroyées – mais plutôt ‘’fulgurées’’ – puisqu’elles ont survécu à l’impact de la foudre. Chacune de leurs expériences se révèle unique par sa corporéité, sa dimension métaphysique ou sa signification philosophique. À travers l’intimité de leurs récits, l’essence de leurs visages, de leurs voix et de leurs corps, et soutenu par la présence méta-médiatique d’une texture filmique électrisée par des charges statiques, ce court documentaire élabore une réflexion sensible à propos de la vie lorsqu’elle a si soudainement effleuré la mort.
Il fait gris dans ta tête, tout à coup
Sarah Seené
Il fait gris dans ta tête, tout à coup est l’oeuvre de deux artistes qui forment aussi un couple. Ce poème visuel qui mêle Super-8, Polaroid et peinture sur pellicule, relate un événement traumatique qui leur est commun. Avec pudeur et délicatesse, les images et les mots dialoguent, donnant naissance à une œuvre autobiographique sensorielle et forte de sens.
Orbites
Sarah Seené
Parce qu’elle a perdu la vue il y a quelques années, Marie-Christine explore la vie d’une manière sensible, depuis la pulpe de ses doigts. À travers son expérience personnelle, elle éveille son fils à la curiosité et à l’émerveillement que lui inspire la beauté de l’univers. Rassemblant une constellation d’images analogiques texturées et un bouquet de nappes sonores caressantes, Orbites incarne une plongée dans la mémoire sensorielle de Marie-Christine et mène une réflexion sur l’aspect fondamental de l’amour et de la transmission.
Le silence a disparu
Sarah Seené
Le silence a subitement disparu quelque part au milieu du mois de janvier 2019, à la suite d’un événement traumatique survenu un an auparavant. Depuis ce jour, plusieurs ”bruits blancs”, scintillements auditifs et autres fréquences dysfonctionnelles m’accompagnent à chaque moment du quotidien, comme une superposition de symboles impalpables du trauma. Ce film-autoportrait tourné en Super-8 illustre le chaos sensoriel provoqué par ce que l’on nomme les ”acouphènes permanents”, qui relèvent de la typologie des douleurs dites ”fantômes”, semblables à d’inépuisables vagues d’ondes sonore.
Lumen
Sarah Seené
Lumen (qui signifie ”lumière” en latin) est un très court documentaire tourné en Super-8 qui dresse le portrait d’une adolescente atteinte d’albinisme oculo-cutané. Malgré l’hypersensibilité engendrée par cette maladie génétique, la dépigmentation de sa peau et de ses yeux lui confère une aura extraordinaire. Ce film fait échos à la série photographique Fovea à propos des jeunes atteints de déficience visuelle.
La mer en soi
Clara Prieur
La mer en soi est une tentative de réminiscence, une réflexion sur notre connexion avec la mer en son absence. Immergée en plein hiver dans la ville de Montréal, la danse invoque le mouvement immuable et régénérateur de la mer, comme un rituel. Il s’agit de chercher l’apaisement qu’elle nous procure, mais aussi son imprévisibilité, sa fraîcheur, sa force revigorante et sa violence. Avec ce corps à corps entre nos souvenirs, nos fantasmes et la réalité, vient la satisfaction de renouer avec une partie fondamentale de notre identité.
Salir
Clara Prieur
Quand une femme a été abusée, comment peut-elle reprendre le pouvoir sur son corps et son esprit ? Comment refaire surface? Salir est une plongée dans sa mémoire sensorielle, un dédoublement de son rapport au monde. Il y a d’un côté la confrontation physique avec le réel, dans une rivière qui est à la fois un lieu de purification, de refuge et d’adversité. Et de l’autre côté il y a le huis-clos de son espace mental: lieu du fantasme, de l’irrationnel, du traumatisme.
Nos cendres
Marie-Claude Béchard
Lorsque Ophélie rend visite à sa mère dépressive qui vit isolée dans la forêt, elle découvre que celle-ci est très malade à cause de sa dépendance à la cigarette. Troublée par l’idée de la perdre, Ophélie décide de rester chez elle afin de l’aider à arrêter. Elle ne réalise pas encore que la cigarette n’est pas l’unique cause des souffrances de sa mère.
Flots gris
Joëlle Desjardins Paquette
À la dérive d’un deuil amoureux difficile, Livia est hantée par un paon. Western urbain aux confins de Montréal-Est.
Sans dehors ni dedans
Joëlle Desjardins Paquette
Sous le regard stoïque d’un iguane, un garçon de 10 ans prend soin de sa mère, chanteuse d’opéra à la dérive.
