Cinéma en ligne
Tout roule
Audrey Nantel-Gagnon
Avoir une famille unie, une famille ensemble : tel est le souhait de Mélanie, alors que son conjoint David s’apprête à s’absenter pour devenir camionneur longue distance. Tout roule se déguste en douceur, comme une crème molle. Il ouvre une fenêtre sur les émotions contenues dans le cœur d’une mère qui fait passer les autres avant elle.
De pied ferme
Lysandre Leduc-Boudreau
Six producteurs nous ouvrent leurs portes au cœur d’une crise agricole dévastatrice.
Pendant ce temps en cuisine
Lysandre Leduc-Boudreau
De l’approvisionnement en ingrédients à la création de menus uniques, chaque épisode met en lumière l’univers des chefs, tout en exposant les réalités d’être propriétaire et d’opérer un restaurant.
Rendre justice
Jacinthe Moffatt
L’honorable Juanita Westmoleland-Traoré est la première personne noire à être nommée juge à la Cour du Québec en 1999. Venez découvrir son parcours inspirant et sa vision de la diversité dans le milieu juridique lors d’une rencontre intimiste et touchante avec la jeune avocate Shahad Salman.
Les perles de Mamita
Véronique Laveau
Mamita, 76 ans, pied-noir, femme forte et nostalgique de sa jeunesse passée dans la campagne algérienne, reçoit chaque été, Marie-Anna et sa famille. Entre Mamita et Marie-Anna, jeune Québécoise et citadine de 14 ans, se construit une relation à une période cruciale où les repères adolescents se cherchent davantage en dehors du modèle parental. Un hommage à la richesse de cette rencontre dans une campagne provençale aux accents de Pagnol et aux effluves de lavande.
Les réalisatrices contemporaines: L’état des choses
Guylaine Dionne
Tout droit au cœur des récents débats sur la discrimination des femmes dans l’industrie cinématographique, ce documentaire soulève des questions, tout en offrant un droit de parole aux femmes et à leur cinéma. Le film propose des conversations avec des réalisatrices connues – entre autres Catherine Breillat, Claire Denis, Mira Nair, Margarethe Von Trotta, Ulrike Ottinger, Micheline Lanctôt, Rakshnan Bani-Etemad, María Novaro, mais aussi les témoignages de réalisatrices moins visibles du grand public. Viennent se joindre aux cinéastes les voix et les commentaires de producteurs, de spécialistes du cinéma et des archivistes grâce à qui nos images sont minutieusement préservées.
Le coyote
Katherine Jerkovic
Chef cuisinier dans ses beaux jours, Camilo est aujourd’hui un cinquantenaire usé qui travaille pour une compagnie d’entretien ménager. On devine un échec personnel dans le passé de cet immigrant solitaire installé à Montréal. Or Camilo souhaite se reprendre en mains et l’occasion de retrouver sa passion culinaire se présente enfin : un ancien collègue va lui donner sa chance dans un chaleureux resto à Baie-Comeau. Tout est en place pour ce nouveau début lorsque Camilo reçoit la visite de sa fille Tania, avec qui il avait coupé les liens à cause de ses problèmes de toxicomanie. Tania lui apprends qu’il est grand-père et lui demande de prendre l’enfant en charge pendant qu’elle suit une énième cure de désintoxication. L’arrivée de ce petit-fils bouscule les plans de Camilo : il y aura un nouveau début pour lui, certes, mais pas celui qu’il imaginait.
Paris chouchou
Sylvie Laliberté
Une bande vidéo très touristique, une sorte de Sylvie à Paris. Les touristes sont des gens qui ont un souci de soi et qui cherchent à s’améliorer par le voyage. En effet, Paris m’aura beaucoup améliorée.
Orison
Gina Haraszti
Méditation en noir et blanc sur la tension entre la connaissance scientifique et la croyance religieuse. Un jeune scientifique, homme de raison, recherche ses sentiments d’enfance, sa capacité de croire oubliée, lorsque son père rabbin décède. C’est un film mélancolique qui capture une sorte de poésie éphémère et intangible sur la façon dont nous disparaissons de ce monde Le film explore la tension entourant les correspondances entre la croyance religieuse et la connaissance scientifique en se concentrant sur les souvenirs de la perte et ses effets émotionnels. Il est visuellement influencé par le concept de wabi-sabi, une philosophie japonaise qui trouve son origine dans la cérémonie japonaise du thé et ses outils. Basé sur des notions bouddhistes, il n’y a pas de mauvais ou de bon, de beau ou de laid, ils n’existent que dans nos idées préconçues. Rien n’est éternel et tout est en train d’apparaître ou de disparaître. Les images capturent des objets imparfaits et des moments éphémères, elles attirent notre attention sur une mouche morte prise dans une toile d’araignée comme une façon d’embrasser notre propre mortalité…
Geek Girls
Gina Haraszti
Les femmes geeks – la “moitié cachée” de la culture des fans – s’ouvrent sur leur vie dans le monde des conventions, des jeux vidéo et d’autres éléments de la culture pop où règne la misogynie. Si les communautés de geeks ont récemment pris de l’importance, très peu d’attention est accordée aux femmes geeks. La réalisatrice Gina Hara, qui se débat avec sa propre identité geek, explore la question avec un groupe de femmes qui vivent la vie geek à fond : Une blogueuse geek féministe, une cosplayeuse qui parcourt les conventions, une joueuse professionnelle, une conceptrice de jeux vidéo et une ingénieure de la NASA. À travers leurs expériences personnelles dans la riche explosion culturelle de la ringardise, Geek Girls montre à la fois l’exaltation d’une communauté nouvellement trouvée et l’ennui d’être ostracisé. Ces femmes, qui s’efforcent d’exercer leurs professions et passions respectives, sont confrontées à la cyberintimidation, au harcèlement et au sexisme qui imprègnent la culture et l’industrie en général. Un sujet de conversation riche pour tout cours sur la culture pop et le féminisme.
Bonbons bijoux
Sylvie Laliberté
«Une vidéo très auto-filmée et très narcissique composée de brèves séquences de bavardage, puisque la vérité est courte. Et le cadre? C’est moi le cadre. Bonbons bijoux nous transporte aussi dans l’intimité du logis. L’artiste utilise le ridicule du langage afin de souligner la difficile présence du direct, de l’auto-référentiel, de l’authenticité. Bonbons bijoux nous entraîne aux frontières grinçantes du «suave féminin». L’ingénue, la coquine, la naïve se défont de leurs connotations négatives. En faisant des associations incongrues de mots, d’objets et d’idées, l’artiste brouille les pistes, désintégrant les limites préconçues entre la fille et la femme, entre la naïveté et la perversité.»
Waning
Gina Haraszti
Elle est capturée, possédée et encadrée par une bordure blanche, son visage n’existera plus que sur des photos à partir de ce moment. Au fur et à mesure que le film progresse, l’attention du spectateur est de plus en plus sollicitée, car diverses couches de l’histoire sont étalées devant lui dans des ordres différents. Au fur et à mesure que les souvenirs se répètent, l’ordre dans lequel nous nous souvenons change. Quelle était la vérité ? Avez-vous dit la bonne chose au bon moment ou vos souvenirs ont-ils remplacé la vérité par votre perception de la réalité ? Waning étudie les questions de la mémoire et de la mort en utilisant plusieurs couches d’angles inclinés dans un seul plan fixe. Les couches s’accumulent les unes après les autres, tandis que Haraszti livre la source et l’horreur du plan d’ouverture.
