Cinéma en ligne
La fête des pères
Ayana O’Shun
Après le succès de son premier long-métrage Le Mythe de la Femme Noire, Ayana O’Shun nous présente La Fête des Pères. Ce documentaire saisissant explore le phénomène des pères absents dans les communautés noires, à travers le récit personnel de la réalisatrice et de femmes lumineuses et résilientes, du Canada et de la Guadeloupe. En grandissant au Québec, Ayana a été frappée de constater que la moitié des familles noires vivaient sans père en Amérique du Nord (en comparaison au cinquième des familles en moyenne). Quelles sont les raisons de cet état de fait? Est-ce que l’histoire des Noirs dans les Amériques influence la défection des pères? Quelles sont les conséquences de cette absence sur leurs filles, les femmes qu’elles deviennent, et la communauté en général? Ce documentaire est un appel à briser le silence. Il met en lumière le poids de l’héritage social et historique, les conséquences de choix de vie, les complexités de l’amour et de la liberté, ainsi que les espoirs de guérison et de renouvellement.
Gabor
Joannie Lafrenière
Dialogue entre la réalisatrice Joannie Lafrenière et le photographe d’origine hongroise Gabor Szilasi, ce film dresse un portrait tendre et coloré de cet artiste humaniste qui a passé les 60 dernières années à documenter l’éloquence du quotidien de sa terre d’accueil, le Québec. À travers différentes confidences, rencontres et mises en scène, Gabor témoigne d’un regard singulier sur la photographie autant que sur la vie et la vieillesse qu’il aborde avec curiosité, résilience et optimisme.
Nouveau-Québec
Sarah Fortin
Sophie et Mathieu, un couple dans la trentaine, se rendent à Schefferville pour régler la succession du chalet du père de Sophie, ancien mineur dans ce village quasi-fantôme. Sur place, Sophie retrouve Réjean, son oncle, ancien mineur lui aussi. Mais lorsqu’un incident tragique impliquant Réjean se produit sur les lieux, avec Mathieu comme seul témoin, le voyage prend une tournure insoupçonnée. Tenu de rester sur place plus longtemps que prévu le temps que se mette en branle l’enquête policière, le couple se retrouve isolé du reste du monde, pointé du doigt, en contact pour une rare fois avec Suite à l’élection d’un gouvernement d’extrême-droite au Canada, un homme décide de vendre son commerce et sa maison pour retourner au Viet-Nâm. Mais son ex-beau-fils vient chercher refuge chez lui, avec, à sa traîne, un enfant. Ensemble, ces trois hommes doivent cohabiter durant quelques semaines de grande transformation. la complexe réalité autochtone, Sophie et Mathieu voient leur couple mis en péril, chacun prenant une voie opposée dans sa réaction face à cette situation oppressante, dans ce huis-clos des grands espaces.
Du hockey propre, la petite histoire d’un film culte
Sarah Fortin
Le Québec entretient une fascination particulière pour le film Slap Shot, sorti en 1977. Du hockey propre: petite histoire d’un film culte remonte la filière québécoise de ce célèbre film de hockey.
À hauteur d’enfant
Mélanie Carrier
Un couple de cinéastes devenus parents se demande comment raconter la vie à leurs enfants. Qu’y a-t-il encore de merveilleux? Avec leur caméra, ils décident de plonger dans leur univers, là où chaque petit geste est extraordinaire, où tout reste à raconter. La petite Béatrice – qui ne veut pas grandir – ouvre bien grande la porte de son imaginaire alors que son grand frère Émile, qui apprend à lire et à écrire, se demande si les atomes sont vivants. Filmé sur près de quatre ans, à l’école comme à la maison, et mêlant un cinéma vérité à hauteur d’enfant, une caméra d’observation et un traitement narratif poétique, ce véritable voyage cinématographique nous pousse à réfléchir. Que perdons-nous en vieillissant? Quelles histoires souhaitons-nous léguer par-dessus tout?
La méthode scandinave
Anik Salas
La cinéaste Anik Salas part à la rencontre des sociétés scandinaves, championnes de l’égalité des genres, pour comprendre la clé de leur succès. Entre enquête et manifeste, son documentaire révèle une chose essentielle : le changement n’arrive pas par magie, mais par volonté politique et stratégies concrètes. Un film foncièrement engagé qui invite à rejoindre la lutte – maintenant, pas dans un siècle.
Kaïros
Jennifer Alleyn
Après un an de tournage à l’étranger, Manu, 39 ans, un comédien auparavant très en vue, revient dans sa ville natale. Il souhaite reprendre son activité professionnelle, mais la réintégration du milieu n’est pas aussi facile qu’il pensait. On ne l’attend pas. Après plusieurs auditions infructueuses, il n’est plus sûr de rien. Il a laissé une femme en Pologne et se trouve sans attache ici et envisage de quitter le métier. Contre toute attente, il décroche un poste d’animateur de ligne ouverte dans une radio communautaire. Ses auditeurs sont principalement des nouveaux-arrivants, réfugiés, exilés occupant des emplois de nuit. Graduellement, Manu investit cette tribune, ce rendez-vous de voix métissées, pour lancer dans la nuit les questions philosophiques qui l’assaillent. L’émission devient un ancrage pour plusieurs. Il se sent enfin utile. Sa vie prend un sens nouveau.
Pour une histoire des Noirs au canada
Marilyn Cooke
Eva Kabuya
Pour une histoire des Noirs au Canada, c’est une série d’animation haute en couleur et palpitante qui nous raconte la vie extraordinaire de personnes noires qui ont marqué l’histoire canadienne. Au cours de ses 20 épisodes, les jeunes plongent dans des récits uniques qui traversent les époques et les domaines, de la politique aux sports en passant par les arts. Dans cette série, on patrouille dans les rues de l’Ontario avec Peter Butler III, premier policier noir de sa province, et l’on enfile nos patins avec Willie O’Ree, premier joueur noir de la LNH. On suit Yvette Bony, première médecin à faire une greffe de moelle osseuse sur un enfant au Québec, et l’on se lance des plus hauts sommets avec Jennifer Abel, première femme noire à obtenir une médaille olympique en plongeon. Vibrante, accessible et touchante, Pour une histoire des Noirs au Canada explique, avec une grande sensibilité, certains thèmes comme le racisme et l’esclavagisme. On célèbre les réussites et l’héritage de ces figures qui ont écrit, avec beaucoup de détermination et de courage face à l’adversité, une partie…
Tough Old Broads
Stacey Tenenbaum
Kathrine Switzer, Siila Watt-Cloutier et Sharon Farmer. Elles sont respectivement la première femme à avoir couru officiellement le marathon de Boston, la première femme à avoir établi un lien entre le changement climatique et les droits de l’homme, et la première femme à avoir occupé le poste de photographe en chef à la Maison Blanche. Ces femmes pionnières ont brisé les barrières de leur époque et continuent aujourd’hui encore à se consacrer à leurs passions. Elles sont la preuve vivante qu’il est possible de réaliser ses rêves et, ce faisant, peut-être de changer le monde.
Mon amour c’est pour le restant de mes jours
André-Line Beauparlant
Portrait intime et libre sur le cinéaste mythique du cinéma québécois, Robert Morin qui est aussi mon amoureux depuis 25 ans. À travers mon regard, je trace les contours d’un homme singulier et d’un créateur complexe et sans compromis à l’image de son cinéma. Un documentaire qui entremêle des extraits de ses films, des images inédites filmées pendant qu’il est en tournage, à la chasse, sur le bord du feu, de la rivière, à Montcerf dans le bois, à Montréal, à Rome. Des réflexions sur la création, l’amour, la vie et la mort qu’il partage avec moi, sa fille Alix, collègues et amis. On le voit tel quel; un Robert Morin qui n’essaie pas de plaire, vrai, sans tricherie, ni échappatoire.
Pipe Dreams
Stacey Tenenbaum
Pipe Dreams (Jeux d’orgue) suit cinq jeunes organistes alors qu’ils participent au prestigieux Concours international d’orgue du Canada (CIOC). Qui maîtrisera le « roi des instruments » et sortira vainqueur à Montréal? Pipe Dreams vous donne un aperçu du monde merveilleux du jeu d’orgue compétitif. Du tintement le plus silencieux d’une cloche au grondement d’une locomotive… C’est un jeu d’orgue comme vous ne l’avez jamais entendu auparavant!
Bleu Tango
Marion Chuniaud-Lacau
Muette de naissance, Azalia à fait de son corps son langage. Son désir de s’exprimer ne s’est jamais refoulé sous les limites imposées par le monde qui l’entoure. La jeune femme s’affranchit, grâce à son art, des cadres sociaux, physiques et psychologiques liés à la paralysie cérébrale dont elle est atteinte.
