Cinéma en ligne
Quels enfants laisserons-nous à la planète?
Anne Barth
La question «Quels enfants laisserons-nous à la planète?» est au cœur de l’enseignement d’Isabelle Peloux, institutrice de l’école du Colibri, une école primaire de la Drôme en France. En immersion pendant un an, la réalisatrice a capté de façon sensible les interactions entre Isabelle, les enseignants stagiaires et les enfants. Éducation à la paix, débat philosophique, écologie relationnelle et environnementale sont parmi les sujets du film qui captive petits et grands ! Ce film nous renvoie à l’enjeu même de l’éducation, notre éducation et celle des générations futures… Une éducation centrée sur la nécessité d’apprendre à faire ensemble, sur le besoin d’éduquer pour élever les consciences.
Tcikitanaw (la plus haute montagne)
Anne Ardouin
Arrivés dans l’âge adulte d’anciens adolescents atikamekw d’Opitciwan nous confient leurs rêves, leurs perceptions de la vie sur les lieux qui les inspirent dans le territoire. Tcikitanaw (la plus haute montagne) mesure le chemin parcouru par les anciens adolescents atikamekw filmés à Opitciwan, pour le film Awacak, en 1997. Tourné dans les lieux où ils se sentaient bien pour parler – sur la plus haute montagne, sur la plage Masko au nord du village, dans l’école de son enfance, à cet endroit où il aime pêcher, en forêt cherchant la force de l’aigle volant tout en haut, et au chalet de ses parents où le calme de la nature rythme le temps – cette métaphore s’inspire des lieux où reposent leurs rêves, et nous transmet leurs façons de traverser la vie, ses beautés et ses épreuves. Tcikitanaw est un film doux, enveloppé par une belle légende racontée par Jeanette Coocoo de Wemotaci et bercé par la musique de Sakay Ottawa de Manawan. * La suite, dix ans plus tard, du film Awack (passage entre l’enfance et l’âge adulte).
Awacak (passage entre l’enfance et l’âge adulte)
Anne Ardouin
Moments de vie d’adolescents atikamekw en six saisons. D’abord conçu comme un outil de valorisation sociale pour favoriser les discussions, le film Awack (passage entre l’enfance et l’âge adulte) présente six adolescents d’Opitciwan. * La suite, dix ans plus tard, dans le film Tcikitanaw (la plus haute montagne)
Ruisseaux
Anne Ardouin
Exploration paysagère et poétique des ruisseaux tributaires de la rivière Richelieu; enquête sur les phénomènes merveilleux de ces cours d’eau qui s’écoulent à travers les champs et qui sont peu visibles des grands chemins. «Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné.» Le projet «RUISSEAUX», intégrant dessins, photographies et vidéo, proposait une exploration des cours d’eau ayant leur embouchure dans la rivière Richelieu et aux environs de Saint-Antoine-sur-Richelieu en Montérégie. Au fil de ses promenades, Anne Ardouin a découvert près de ces minuscules rivières des zones sauvages oubliées où personne ne marche jamais. À travers les saisons, elle y a observé les lumières, les transformations des végétaux, la flore merveilleuse, le ruissellement de l’eau. Car le ruisseau évoque un territoire alternatif, peu visible, insoupçonné. Ce sont des espaces de silence, dans ces abris mystérieux, sous le chaos, bien souvent, de grands arbres – et parfois non loin des maisons de banlieue ou au centre d’un grand champ. À la manière d’une recherche exploratoire et romantique, l’artiste s’est imprégnée de sensations diffuses qui se sont ancrées dans sa mémoire.
Outside of Europe
Amy Miller
Examines exclusionary nature of European Union immigration policies, migration and detention centres.
Panache
André-Line Beauparlant
Montcerf, dernier village avant l’Abitibi. La forêt, la nuit, le silence…, des branches craquent, de grosses bottes noires avancent avec précaution. Le chasseur cherche la bête. Avec tendresse et sensibilité, la documentariste André-Line Beauparlant plonge dans ce monde à part pour dresser le portrait de six chasseurs. Alternant entrevues et images de chasse, le film aborde avec sincérité et authenticité des sujets aussi profonds que l’amour, la mort ou la religion.
Elvis l’Italiano
André-Line Beauparlant
Chaque communauté a sa propre réincarnation d’Elvis, mais aucune tant aimée comme celle de Giuseppe ‘Joe’ Rondisi de la vibrante Petite Italie de Montréal. Originaire de la Sicile et dans la cinquantaine maintenant, Joe imite Elvis depuis son enfance, en donnant des performances dans les clubs, dans les festivals communautaires, où on le voulait et où il était aimé et applaudi. Le portrait authentique par André-Line Beauparlant, de cet imitateur devenu original déborde avec la chaleur, la douceur et l’humour de Joe alors que ses jours sous les feux des projecteurs arrivent à la fin.
Ouvrir la voix
Amandine Gay
Ouvrir la voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité “femme” et “noire”. Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.
Mère de tant d’enfants
Alanis Obomsawin
Dans son premier long métrage documentaire, sorti en 1977, Alanis Obomsawin rend hommage à la place centrale des femmes et des mères dans les cultures amérindiennes. Album de témoignages féminins autochtones, le film dépeint ces cultures matriarcales fortes, auxquelles on a tenté d’imposer pendant des siècles des habitudes et coutumes étrangères. Suivant le cycle de la vie des femmes autochtones de la naissance à la vieillesse en passant par l’enfance, la puberté, l’âge adulte et la maturité, il montre comment ces femmes se sont battues pour retrouver un sentiment d’égalité, inculquer la fierté de leur culture à leurs enfants et transmettre leurs histoires aux nouvelles générations. L’histoire de Marle Williamson, une Ojibway, qui a vécu l’époque des pensionnats autochtones.
Waban-Aki: People from Where the Sun Rises
Alanis Obomsawin
Long métrage documentaire réalisé par Alanis Obomsawin, qui retourne à son village natal d’Odanak. En récoltant des témoignages d’anciens et en discutant avec des acteurs importants de la communauté, la réalisatrice dresse un portrait de son peuple, reflétant les luttes menées par les différentes nations autochtones qui habitent le territoire. Travail de mémoire et d’espoir.
Sigwan
Alanis Obomsawin
Sigwan relate la touchante histoire d’une jeune fille qui trouve réconfort et conseil auprès des animaux de la forêt. Scénarisé et réalisé par l’éminente cinéaste Alanis Obomsawin, le film se penche sur les graves questions de l’exclusion et des préjugés, qui sévissent dans nombre de communautés du monde entier. Le film haute définition Sigwan est une allégorie simple et inspirante sur l’acceptation, soutenue par des images éblouissantes.
La survie de nos enfants
Alanis Obomsawin
Dans ce long métrage documentaire, la cinéaste et artiste autochtone Alanis Obomsawin démontre la détermination et la ténacité du peuple mi’gmaq de Listuguj qui désire gérer lui-même les ressources naturelles de son territoire traditionnel. La survie de nos enfants offre une perspective contemporaine sur la lutte que poursuit le peuple mi’gmaq et sur sa victoire définitive, dont le point culminant est le « Prix pour la rivière la mieux gérée » accordé à la communauté par le gouvernement même qui refusait de reconnaître ses droits traditionnels.
