Réalisatrices Équitabless

Sylvie Groulx

Portrait Sylvie Groulx
© Anna Lupien

FILMOGRAPHIE

Sur les étages 
documentaire, 52 min, français, 2013

Construit autour de Sissy Ramos, jeune infirmière passionnée exerçant sur les divers étages d’un hôpital, le film trace le portrait multiple – et en pleine mutation – d’un métier dont le cœur restera toujours la relation entre soignante et patient. Thèmes: santé, femmes, vieillesse

Finaliste, Meilleur montage, Prix Gémeaux
Finaliste, Meilleure bande sonore, Prix Gémeaux
Distribution: Vidéo-Femmes
Diffusion: Radio-Canada


La Passion selon Gabriel Bande annonce
documentaire, 52 min, français, 2011

Dans un film en forme de fugue musicale, nous allons à la découverte de Gabriel Gascon, l’homme, le comédien, le camarade de jeu, comme on aborde un album d’images et de paroles. Ce métier, que Gabriel Gascon a tenu à porter à un point de grande incandescence, il l’incarne avec une authenticité et un talent qui nous sont transmis grâce à une série de photos de famille, de films d’archives et de petites mises en scène soignées. Thèmes: art et culture, histoire, vieillesse

Production: Vivavision
Diffusion: ARTV


La Classe de madame Lise 
documentaire, 89 min, français, 2006

Ils s’appellent Rafik, Solace, Rahat, Jessica et Adonay. Ils ont six ans, ils habitent Parc Extension, un quartier multi-ethnique au cœur de Montréal. Ce sont les élèves de Madame Lise. Pendant toute une année scolaire, la réalisatrice Sylvie Groulx dresse le portrait de cette classe de première année, avec en son cœur la maîtresse, qui se trouve être aussi interprète, intervenante sociale, marraine et agent de liaison auprès des parents et de la communauté. Thèmes: immigration, éducation, enfants, religion, psychologie

Meilleur long métrage documentaire, Prix Jutra
Finaliste, Meilleur long métrage, AQCC
Finaliste, Meilleure direction photo, Prix Gémeaux
Distribution: Les Films du 3 mars


L’Homme trop pressé prend son thé à la fourchette Visionnement gratuit du film 
docu-fiction, 84 min, français, 2003

Esclave de la vitesse absolue, l’homme pressé «zappe» sa vie. À l’utopie de la civilisation des loisirs semble avoir succédé le temps de la performance et du tout-communication. De nos jours, la technologie s’emballe, le temps s’accélère et paradoxalement, l’homme contemporain n’a jamais été aussi coupé de lui-même. Mais au-delà du constat alarmiste, la réconciliation avec soi et un temps plus personnel reste néanmoins envisageable. Documentaire et fiction, le film s’attache au parcours de plusieurs individus pris dans la tourmente du monde moderne. Thèmes: société, politique

Meilleur son, Prix Gémeaux
Meilleure musique originale – documentaire, Prix Gémeaux
Production et distribution: ONF
Diffusion: Télé-Québec


À l’ombre d’Hollywood 
documentaire, 3 x 50 min et 112 min, français, 2000

Sous l’influence de la mondialisation, le cinéma est en train de perdre son essence et ses fibres nationales pour devenir un simple objet de consommation. Partant de ce constat, le document examine ce sentiment d’érosion avec des passionnés du 7e art. Bertrand Tavernier, Arthur Penn, Agnieszka Holland, Denys Arcand, Milos Forman et Margarethe Von Trotta, pour ne nommer que ceux-là, s’interrogent avec lucidité sur l’avenir du cinéma en tant qu’art dans une société de consommation de plus en plus assujettie aux lois du marché. Thèmes: culture, politique, économie

Finaliste, Meilleur long métrage 2000, AQCC
Production et distribution: ONF


J’aime, j’aime pas 
fiction, 89 min, français, 1996

Être mère à 17 ans, c’est signer un contrat exclusif avec la réalité. Pour Winnifred qui doit élever seule son enfant, la réalité est le désert où son amoureux Bruno s’est enfui avec la moitié de ses rêves. Se refusant au piège de la routine, elle accepte la proposition de Thomas qui l’invite à devenir l’actrice principale de sa prochaine vidéo. Une relation intense et passionnée se dessine, imprimant son rythme à ce tournage où réalité et fiction se confondent. Winnifred pourra-t-elle se résoudre à aimer un autre homme que le père de son enfant?

Prix Sartec, Meilleur scénario de long métrage (Sylvie Groulx et Jacques Marcotte)
Prix Luce-Guilbault, Meilleure interprétation féminine, Lucie Laurier
Finaliste, Meilleure première œuvre de fiction, Prix Jutra
Finaliste, Meilleure première œuvre de fiction, Prix Genie
Finaliste, Meilleur second rôle féminin, Manon Miclette, Prix Genie


Grandir (Moi je viens d’où / Mon nouveau moi / Le cœur qui bat) 
série documentaire/animation, 3 x 26 min, français, 1991

Cette série documentaire répond aux mille et une questions des 9-12 ans sur l’amour, la sexualité et la puberté, en mettant en scène des jeunes curieux, des animateurs sympathiques, des «ados» déjà experts… et des dessins animés qui ne laissent planer aucune équivoque! Thèmes: enfants, sexualité

Prix d’excellence de l’Alliance pour l’enfant et la télévision
Prix, Meilleure adaptation pédagogique, Festival de l’audiovisuel ADAT
Finaliste, Meilleure réalisation, Prix Gémeaux
Finaliste, Meilleure animation Jeunesse, Prix Gémeaux
Production et distribution: ONF


Complément direct 
documentaire, 7 min, français, 1990

Des enfants et des artistes peintres créent ensemble des tableaux pour un encan scolaire. Thèmes: enfants, art et culture


Qui va chercher Gisèle à 3h45?
documentaire, 55 min, français, 1989

Pendant qu’on s’interroge sur les principales causes de la dénatalité, des hommes et des femmes tentent quotidiennement de concilier travail et famille. Non, le désir d’avoir un enfant n’est pas disparu. Ce sont les conditions de vie qui sont devenues absurdes. Et les conflits d’horaire aussi difficiles à résoudre qu’un problème d’algèbre. «Yves a la garde des enfants. Ce soir il finit de travailler à six heures. Sarah est à la garderie. Giselle à l’école. Il n’y a pas d’autobus scolaire. Alors, qui va chercher Giselle à 3h45? Thèmes: enfants, société, femmes/hommes

Prix André-Leroux, AQCC
Production et distribution: ONF


Chronique d’un temps flou 
documentaire, 87 min, français, 1988

À travers le portrait, les interrogations et les préoccupations de jeunes Québécois âgés de 20 à 25 ans, ce documentaire soulève, souvent avec humour, une réflexion sur la société québécoise actuelle : famille, couple, travail, chômage, création, politique, avenir, etc. La réalisatrice, quant à elle, y incarne la génération des 35 ans et contribue ainsi à mesurer le chemin parcouru depuis la fin des années 60. Thèmes: jeunes adultes, société

Finaliste, Meilleur long métrage, AQCC
Production: Productions Vent d’est
Diffusion: Radio-Québec


Entre deux vagues 
documentaire, 54 min, français, 1986 (co-réalisé avec Richard Boutet)

Vue d’ensemble des préoccupations partagées par un grand nombre de jeunes du milieu des années 1980 face à l’éducation, l’emploi, la politique et l’avenir en général. Le lot de ces jeunes qui ont l’impression de vivre dans une période creuse, est souvent le décrochage, le travail en usine et le chômage. Thèmes: jeunesse, société

Production et distribution: ONF


Le Grand remue-ménage 
documentaire, 70 min, français, 1978 (co-réalisé avec Francine Allaire)

Le Grand remue-ménage, c’est la remise en question à la fois caustique et humoristique des rôles et stéréotypes masculins et féminins traditionnels inculqués dès l’enfance par notre éducation. Le film illustre deux mondes opposés: celui de «l’éternel masculin» et celui de «l’éternel féminin» à travers les comportements, les préoccupations, le travail et les aspirations de femmes et d’hommes, à travers les jeux, les projets et les rêves d’enfants. Thèmes: éducation, enfants, société, pauvreté

Production: Les Productions de l’Envol


Une bien belle ville 
documentaire, 20 min, français, 1976 (co-réalisé avec Francine Allaire, Jeannine Gagné, Michel Lamothe)

Documentaire sur les problèmes de logement à Montréal et sur les démolitions massives qui ont eu lieu dans les quartiers populaires, notamment sur les rues Saint-Jacques et Saint-Norbert. Thèmes: urbanisation, luttes sociales, pauvreté, environnement

Grand prix du jury, Festival populaire de l’image de Montréal

BIOGRAPHIE

«Inscrite depuis longtemps dans un courant documentariste engagé, Sylvie Groulx aime débattre de questions larges qui touchent tout le monde. Du Grand remue-ménage (1978) jusqu’au récent et indispensable À l’ombre d’Hollywood, en passant par Chronique d’un temps flou, le fil conducteur de son œuvre est peut-être la perte de repères, et donc la confusion des valeurs. Sylvie Groulx n’a jamais craint de remettre en question les idées reçues, mais toujours avec douceur et intelligence. Son cinéma est plutôt orienté, mais c’est celui d’une femme libre. On regrette d’ailleurs qu’elle ne tâte pas davantage de la fiction (J’aime, j’aime pas, en 1996, révélait ses qualités de scénariste).»
Denis Desjardins, SÉQUENCES, No 225, mai-juin 2003
«Sylvie Groulx a déjà prouvé sa capacité de nous faire plonger dans des sujets d’envergure en réalisant des documentaires éclairés, solides, dénués d’esbroufe ou de militantisme revanchard. Sa volonté de faire réfléchir sur certains enjeux tout en s’adressant à l’intelligence populaire est une chose assez rare (ou plutôt rarement réussie)… Sa caméra est patiente, attentive, futée et sa démarche n’exclut pas quelques belles idées de cinéma.»
Simon Galiero, 24 IMAGES, No 127, juin-juillet 2006

COURRIEL
groulxsylvie@@null@gmail.com

RÉFÉRENCES ET LIENS UTILES

Fiche de Sylvie Groulx au site de l’ARRQ

Visionnez le webdocumentaire du film Sur les étages

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